Royaume du Maroc: retour de la répression?
Mais que
se passe-t-il au Royaume du Maroc ces derniers temps? Dans cette année électorale, les autorités marocaines
recommencent à avoir la main lourde. Les tribunaux, eux, commencent à distribuer des peines de plus en plus sévères. Le 1 mai dernier, des manifestants et syndicalistes étaient battus, condamnés
et emprisonnés pour avoir "porté atteinte aux valeurs sacrées du Royaume". Le 15 juin, lors d'un sit-in de solidarité avec les détenus du
1 mai, les autorités policières sont intervenues avec une
extrême violence contre les militants de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH). Sa présidente, Khadija Ryadi, a même reçu plusieurs coups sur le crâne, comme le dit
elle-même dans un entretien très éclairant sur Menara. L'AMDH va porter l'affaire en
Justice puisqu'elle "poursuivra en justice, précise Mme Ryadi, les "forces auxiliaires" en la personne de leur inspecteur général, le général Hamidou Laânigri". Le 26 juin, la cour de première instance de Béni Mellal condamne
Mohamed Bougrine, 72 ans (!!!), à un an de prison ferme pour « atteinte aux valeurs sacrées du Royaume ». Ce retour de la répression n'augure rien de bon surtout si on ajoute d'autres restrictions des libertés publiques, comme la
campagne de
censure, orchestrée par Vivendi et Maroc
Telecom, de plusieurs sites
et applications d'internet. S'agit-il de stress pré-électoral ou de simple mise au point
autoritaire? Dans tous les cas, les résultats ne se font pas attendre. Le Royaume du Maroc recule dans tous les classements au niveau des avancées des libertés et les acquis démocratiques. L'image très positive, que le Maroc a cultivée pendant les premières années du
règne du roi Mohammed IV, est en péril. Les responsables de cette régression démocratique feront bien de réfléchir avant de la faire voler en éclats.
Notre devoir de citoyen sera de ne jamais les laisser faire!
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