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Au début était le Blog ...

Au Maroc, voter ou ne pas voter ?

26 Avril 2007, 10:00am

Publié par Naim

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    A l'approche de chaque élection, l'Etat et les partis politiques marocains se trouvent devant l'épineux problème du désintérêt, sans cesse croissant, des électeurs. Ces jours-ci, les campagnes de la presse et des médias audio-visuels, et parfois même des voitures communales à hauts parleurs, appellent les citoyens à s'inscrire sur les listes électorales.

    Les arguments des abstentionnistes ne manquent pas de vérité: échec des politiques, impuissance des élus, vols dans les caisses publiques (CNSS, CIH, ...) etc. Mais, ne pas voter ne rendrait-il pas les choses encore plus graves? Par notre silence, ne serait-on pas coupables de complicité passive? Au delà de notre devoir civique de voter, le fait de ne pas participer au jeu électoral ouvre la porte aux personnes corrompues. Celles-ci voient, justement, dans ces élections la plus belle des manières pour s'enrichir et se protéger, grâce notamment à l'immunité offerte par le précieux billet parlementaire.  Ne pas voter est également une grave insulte à ceux qui ont donné leurs vies pour nous garantir ce droit précieux de vote. Certes, aucune démocratie n'est parfaite mais ne pas y participer la rendrait, à coup sûr, encore plus faible et fragile.

    Nous avons jusqu'au 4 mai pour nous inscrire dans l'avenir de notre Royaume, comme le dit si bien le Ministère de l'intérieur qui vient de faire un site pratique consacré aux élections. Vous pouvez y vérifier en ligne, grâce à un moteur de recherche, si vous êtes inscrits dans les listes électorales. L'Etat fait même plus fort: tout citoyen peut connaitre, via l'envoi gratuit d'un SMS, son lieu d'inscription sur les listes électorales. Vous n'avez qu'à envoyer votre numéro de la carte d'identité nationale suivi d'un espace et de votre année de naissance par SMS au 2727 pour recevoir l'information relative à votre inscription ou pas sur les listes électorales. Révolutionnaire, non?

    Si vous avez 18 ans et plus, que vous soyez résident au Maroc ou à l'étranger, vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire. Inscrivez-vous dans les listes électorales car voter c'est au moins essayer de changer et d'améliorer les choses. Mais, si, par hasard, vous estimez que tout est parfait dans notre cher Royaume, alors surtout ne changez rien !!

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Un thé à la menthe chez Van Gogh !

16 Avril 2007, 21:10pm

Publié par Naim

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    Voila un célèbre tableau de Vincent Van Gogh Terrasse du café le soir, Place du forum, Arles. Il s'agit d'un tableau peint en septembre 1888 à Arles, une ville au sud de la France. Il est actuellement présent parmi les belles collections de Rijksmuseum à Amsterdam aux Pays-Bas.
    La publication de ce tableau sur ce blog est destinée, essentiellement mais pas exclusivement, à mes étudiants de licence qui doivent montrer leur talent d'analyse picturale, avec une inspiration sémiologique. Vous pouvez  vous inspirer par une petite analyse de Wikipedia d'un autre tableau de V. Van Gogh 
Autoportrait à l'oreille bandée. Anecdote personnelle oblige, le café, dans lequel, j'ai bu un thé à la menthe en compagnie de quelques amis, existe toujours dans cette belle ville de Provence. A vous, analystes !

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Les marchands de mort de Casablanca

13 Avril 2007, 15:00pm

Publié par Naim

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    Que dire de plus à propos de la barbarie aveugle qui a frappé Casablanca et Alger, ces derniers jours ? Une autre condamnation, une autre analyse... Pendant ces trois jours, les médias marocains et internationaux ainsi que la blogosphère nationale et mondiale n'ont pas cessé de nous commenter ces attentats, leurs causes et leurs conséquences.

    D'aucuns ont ainsi estimé qu'il y a nécessairement une relation étroite entre les attentats algérois et casablancais, vu la concomitance des deux évènements. Est-il si important qu’une relation soit établie entre les auteurs des attentats d’Alger et de Casablanca ? N'est-il pas suffisant que ce soit la même idéologie haineuse qui les nourrisse. Une idéologie nihiliste chez laquelle, l'Autre n'a aucune valeur, encore moins de légitimité. D'autres analystes, journalistes ou blogueurs pensent avoir trouvé la cause de ce déferlement de violence. Il s'agit, selon eux, de la pauvreté et l'analphabétisme. Que dire alors des centaines de millions de pauvres éparpillés à travers le monde: en Amérique latine, en Afrique subsaharienne ou encore en Asie. A-t-on déjà entendu parler de Brésiliens ou de Haïtiens, excédés par leur pauvreté extrême, se faire exploser au milieu de leurs compatriotes civils innocents ?

    Certes, la pauvreté peut constituer un terreau fertile pour embrigader ces éléments sans repère et il est urgent d'exiger un peu plus de justice sociale. Mais de là à imputer la cause du terrorisme à la pauvreté, comme l'estime Jamal Bouraoui, directeur du quotidien Annass, c'est faire preuve d'ignorance, voire même de malhonnêteté intellectuelle. Car, en faisant ces raccourcis dangereux, ces «analystes» donnent aux terroristes une cause et une légitimité inespérées. Ils négligent l'instrumentalisation politique du discours religieux et son exploitation habile de la frustration née de la situation internationale (Iraq, Palestine, Liban...) Depuis fort longtemps, les marchands religieux de la mort distillaient leur haine petit à petit, dans la clarté du jour et dans le silence étatique et social le plus total. Leurs «sermons» didactiques montraient aux esprits les plus faibles, que le paradis est au coin de la rue. Il est accessible, avec ses trésors charnels, immédiatement après une déflagration «purificatrice» au milieu de leurs compatriotes impies et hérétiques.

    Le virus haineux est là. A côté de nous et au sein de nous. Un immense travail nous attend pour nettoyer les esprits de ces idées obscurantistes et nihilistes, et faire pousser, à la place, les graines de vie et de lumière. Une solution à long terme doit nécessairement passer par le civisme et l'éducation. Nous devons cela à nos enfants. Tel sera le fardeau et la mission de notre génération.

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Et le gagnant au festival du film francophone de Safi est...

8 Avril 2007, 08:00am

Publié par Naim

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    Le palmarès de la 5ème édition du festival du film francophone de Safi vient de tomber il y a quelques heures. Le grand prix (Ousfour d'Or) revient au film tchadien Daratt de Mahamat-Saleh Haroun, un film sur le pardon et la réconciliation. Le prix du Jury revient à Bamako, l'excellent film du cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako.

    Le prix du jury des critiques est revenu au film marocain Le Jeu de l'Amour de Driss Chouika d'après Milan Kundera, un film sur les rapports d'un couple vu à travers trois périodes de sa vie. Le film de Chouika possède, certes, quelques qualités techniques et esthétiques indéniables. Cependant, il offre au spectateur une artificialité dûe, d'abord, au langage trop littéaire du scénario (c'est du Kundera) et ensuite au choix malheureux et anachronique de la langue française comme outil filmique. Ce qui a alourdi, sans doute, énormément le jeu des acteurs Youness Megri et Amal Ayouch, même si cette dernière s'en sort relativement bien.

    Le prix du Jury de la presse est attribué ex æquo au film égyptien La nuit de la chute de Bagdad (ليلة سقوط بغداد) de Mohamed Amine et le documentaire belge La Couleur du Sacrifice du Belgo-Marocain Mourad Boucif. Le film égyptien de M. Amine est une comédie hilarante et surréaliste dans laquelle l'actualité tragique de la nation arabe est tournée en dérision. Le ton y est désinvolte mais intelligent, nous rappelant, par moment, l'âge d'or de la comédie à l'égyptienne (Adel Imam). Le documentaire belge est un long métrage sincère et très touchant sur la situation dramatique des anciens combattants africains et maghrébins en France.

    Le palmarès a également décerné le prix d'interprétation féminine à l'actrice égyptienne Basma pour son rôle dans ليلة سقوط بغداد (La nuit de la chute de Bagdad). Richard Bohringer, quant à lui, a raflé le prix d'interprétation masculine pour son rôle dans son propre film C'est Beau une Ville la nuit

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Bamako, petite perle cinématographique à voir !

8 Avril 2007, 02:46am

Publié par Naim

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    Avec une sélection variée, peut-être un peu moins riche que l'année passée, le festival du film francophone de Safi va clôturer ce soir sa 5ème édition. Bel âge pour un festival. On va revenir plus longuement sur le palmarès dans un prochain billet.
    Parmi les films qui ont marqué l'esprit des critiques et des festivaliers, figure
Bamako du Mauritanien Abderrahmane Sissako. Un film-procès des instances financières internationales (Fonds Monétaire International et Banque mondiale) qui se déroule symboliquement dans une banlieue de la capitale malienne. A part le souci pédagogique et engagé, légèrement ennuyeux, surgissent de temps en temps de vraies trouvailles cinématographiques qui transcendent le film. Ainsi, le film nous offre une parodie hilarante d'un western nommé "Règlement de compte à Tombouctou" et qui met en scène le réalisateur palestinien Elia Suleiman en hors-la-loi et la star américaine Danny Glover, producteur du film, en héros solitaire. Un autre instant magique transcende le film: en plein procès, un griot prend soudainement la parole et entame un chant déchirant, qui exprime toute la détresse de l'Afrique. Un vrai moment de poésie et de cinéma.

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Rencontre avec l'acteur français Richard Bohringer à Safi !

5 Avril 2007, 08:00am

Publié par Naim

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        Dans le cadre de la 5ème édition du Festival du film francophone, qui se déroule actuellement à Safi, les organisateurs ont improvisé une rencontre avec  Richard Bohringer, l'acteur français, mais également sénégalais depuis 2002. La lecture-débat va se dérouler jeudi 5 avril 2007, à partir de 16h, dans les locaux de l'Alliance Franco-Marocaine de Safi, l'ex-ACL. C'est dommage que cet évènement coïncide avec la projection du film tchadien Daratt de Mahamat-Saleh Haroun qui sera à 15h dans la salle l'Atlantide. Mais avec un peu de chance, on peut se permettre ces deux plaisirs.

   

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Le père de la littérature marocaine d'expression française n'est plus !

2 Avril 2007, 20:45pm

Publié par Naim

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       La littérature française et la littérature marocaine d'expression française sont orphelines. Driss Chraibi est décédé dimanche soir à Paris, rapporte la Map en citant sa famille. D. Chraibi est l'auteur célèbre d'une quinzaine de romans, notamment Le Passé simple (1954) considéré comme le roman fondateur d'une longue tradition littéraire marocaine d'expression française, ou encore La Civilisation, ma Mère! Ses derniers romans, pseudo policiers, comme la série de l'inspecteur Ali, sont connues par leur ton humoristique et sarcastique. La dépouille de cet écrivain natif d'El Jadida sera prochainement rapatriée au Maroc pour y être inhumée. Bon repos Ssi Driss !

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Mabrouk Elouachir

1 Avril 2007, 15:04pm

Publié par Naim

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Une petite pause pour vous souhaiter, à l'occasion de la fête qui célèbre la naissance du prophète, Mabrouk El aid. Et bonnes vacances académiques pour ceux qui en bénéficient, comme moi et mes étudiants.

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