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musique

Colloque international "Musique & Cinéma" à Safi au Maroc

8 Mars 2016, 23:43pm

Publié par Naim

Colloque international "Musique & Cinéma" à Safi au Maroc

(Délai pour soumettre les propositions de communications : 19 mars 2016)

A l’instar du théâtre antique, où le chœur et la musique avaient leur place dans la représentation, le cinéma va lier son destin à celui de l’art musical. Avant même que les films aient pu se doter d’une composante sonore, la musique faisait en effet son apparition dans le cinéma en accompagnant la projection de films muets. La musique semble ainsi incontournable dans un art qui se veut total. Elle est porteuse d’une plus-value essentielle. Les cinéastes l’ont très vite compris et l’ont adoptée, pour créer différents effets (accélération, dramatisation, identification…) et parfois pour en faire la matière principale de leurs films (Amadeus de Miloš Forman, Le Pianiste de Roman Polanski, Le Concert de Radu Mihaileanu...). C’est aussi dans ce sens que tout un genre cinématographique, le film musical, a vu le jour dès l’apparition du cinéma parlant (Le Chanteur de Jazz).

Aujourd’hui, on parle de la musique de films comme d’un métier, un art à part entière, une création spécifique et originale récompensée par des prix dans les festivals de cinéma de par le monde. Des réalisateurs mettent un point d’honneur à habiller leurs images de notes composées à l’occasion. Des tandems mythiques de cinéastes/musiciens ont ainsi marqué l’histoire du cinéma : Eisenstein/Prokofiev, Hitchcock/Herrmann, Coppola/Rota, Kieslowski/Preisner, Almodovar/Iglesias, Kurosawa/Takemitsu, Tarkovski/Artemiev, Kusturica/Bregovic, Burton/Elfman, etc.

Cette alchimie intime qui unit le cinéma à la musique nous semble mériter réflexion. Un film met en scène une histoire, un énoncé, une forme, représentant d’une façon ou d’une autre le monde, avec un souci de fidélité ou de prise de distance. La musique, elle, crée un objet complémentaire, un sens second greffé sur le premier, qui vient l’enrichir peut-être ou l’embellir en le « couvrant » de texture sous forme de notes.

Cependant, l’utilisation de la musique en matière de représentation artistique de l’émotion humaine dans les films ne crée-t-elle pas une stéréotypie, un appauvrissement de l’art musical qui présuppose une liberté totale entre le signifiant et le signifié ? Autrement dit, en recourant aux mêmes tonalités, rythmes et agencements musicaux pour accompagner, préparer ou suivre des scènes devant susciter telle ou telle autre émotion chez le spectateur, le cinéma ne réduit-il pas la richesse de notre rapport différent et diversifié à la production musicale ? Inversement ce même rapport libre entre la musique et le foisonnement des émotions qu’elle suscite, les souvenirs qu’elle évoque, les idées qu’elle inspire… ne risque-t-il pas de mettre en péril le film, de l’envahir de toute part pour l’asservir à ses fins propres, autotéliques, ésotériques, mystiques ou autres ? Le rapport entre le cinéma et la musique semble donc fertile et le colloque international « le Cinéma et la Musique » voudrait apporter des réponses aux questions qu’il soulève.

Organisé les 12 et 13 mai 2016, ce colloque entre dans le cadre de la 11ème édition des Journées Cinématographiques de Safi. Professeurs, musicologues, académiciens, mais également musiciens et cinéastes, sont donc invités à envoyer leurs propositions de communications qui devraient s’inscrire dans les axes suivants, donnés à titre indicatif et non exhaustif :

  • Représentation(s) de la musique à l’écran.
  • Le film et le thème musical.
  • Le cinéma et le symphonisme.
  • Le film et la musique narrative.
  • La musique classique et le cinéma.
  • Le film musical.
  • Le film d’opéra.
  • Bollywood et la musique.

Vous pouvez adresser vos propositions de communications jusqu’au 19 mars 2016 aux professeurs Abdelaziz Amraoui (amraouia@hotmail.com), Rachid Naim (rachid.naim@gmail.com) pour les textes en français. Pour les propositions écrites en arabe, veuillez les envoyer au professeur Mounir ElBaskri (elbaskrimounir@yahoo.fr).

Les contributions se feront sous la forme d’interventions orales de 20 à 25 minutes.

Les propositions de communications doivent nous parvenir sous la forme suivante : un texte d’environ 300 mots (espaces compris), accompagné d’une courte biobibliographie.

Comité scientifique : Pr. Rachid Naim (UCAM, FP Safi), Pr. Youssef Abouali (CREMEF, Casablanca) Pr. Abdelaziz Amraoui (UCAM, FP Safi), Pr. Rochdi Elmanira (UIZ Agadir, FLSH), Pr. Mounir ElBaskri (UCAM, FP Safi), Pr. Humberto Luiz Lima de Oliveira (Universidade Estadual de Feira de Santana -Uefs-, Brésil), Abdelaziz Astar (UCAM, FP Safi), Pr. Carrée Roland (Docteur en cinéma de l'Université Rennes 2, Conférencier en cinéma).

Calendrier :

- Les propositions de communication (titre et résumé de 300 mots maximum) seront envoyées avant le samedi 19 mars 2016.

- L'acceptation des communications sera notifiée au plus tard fin mars 2016.

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La sublime voix de la chanteuse Lhasa s'est éteinte

15 Janvier 2010, 00:01am

Publié par Naim

      A l'âge de 37 ans, Lhasa de Sela vient de décéder après une longue lutte contre un cancer de sein. La chanteuse américano-mexicaine n'avait fait que trois albums: du mythique La Llorona, elle a enchainé The living road et Lhasa. Une voix sublime, une tonalité chaude, Lhasa était plus que ça. Des textes très poétiques et une musique métissée à influences tziganes, latino-américaines mais également arabes. En été 2006, elle évoque dans cette vidéo son arrière grand-père libanais. Elle fustige également l'agression israélienne du Liban en reprenant de sa voix cristalline la chanson de Fairouz "Aatini Neya" dont les paroles étaient écrites par Khalil Gibran.

P.S: Il faut attendre la 4ème minute pour la chanson. Bonne écoute.

Hat tip: Samuel Gagnon.

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Dhafer Youssef, une des plus belles musiques et voix arabes

26 Avril 2009, 09:00am

Publié par Naim

Dhafer Youssef est un artiste discret et modeste. Sa musique, par contre, est éclatante et profonde. Sa voix, assurément l'une des plus belles voix masculines du monde, suscite les superlatifs les plus élogieux. Cet artiste tunisien inclassable est auteur de quatre albums. Ses prouesses vocales sont telles qu'il peut partir du son le plus grave à la note la plus aigue tout en restant mélodieux et sans trop forcer. Ainsi, Taranoum, le titre qui inaugure son 1er album Malak, illustre parfaitement cela. Ou encore dans le morceau suivant Yabay, tiré de son 2ème album Electric Sufi où Dhafer vocalise durant 20 secondes continues. Un pur bonheur musical.

Les multiples talents de Dhafer Youssef ont trouvé dans le jazz un terrain fertile pour ses improvisations à la fois musicales et vocales. Mais cet artiste n'atteint sa plénitude que quand il s'éloigne justement de l'influence jazzy et qu'il se rapproche de ses inspirations arabes et indiennes. Ces dernières lui permettent alors de donner libre cours et corps à une énergie qui trascende sa musique et sa voix. Le son de sa voix  méconaissable dans Love Respect Truth, un duo sur l'album The Whirling de Omar Faruk Tekbilek, vogue même vers la féminité.

Une dernière vidéo pour finir. Dhafer Youssef s'y lâche dans un concert donné à Amsterdam le 17 février 2008. Même si le son n'y est pas excellent, on peut avoir un aperçu sur les prouesses vocales de Dhafer et sa maturité musicale. Bonne écoute et bon plaisir.

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Salam Alaykoum, la chanson qui vous apprend le marocain en 5 mn

12 Avril 2009, 20:00pm

Publié par Naim


Quelques mots seulement, mais des mots importants qui peuvent vous ouvrir des portes insoupçonnées...
Salam Alaykoum du groupe espagnol Manana Me Chanto.
Le vidéo-clip est signé à Sidi Ifni.
Hat-tip: Hicham Haidar.

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Pour la 3ème fois, Safi fête les musiques confrériques

17 Juillet 2008, 09:00am

Publié par Naim

musique-confrerie-hamadcha-essaouira.jpg    
           Du 17 au 19 juillet, Safi va vivre au rythme ancestral des musiques des confréries religieuses. Organisé par l'association Hawd Assfi,
le festival des musiques confrériques débute aujourd'hui sous le signe de la continuité et le relais entre les générations. Participeront à cette troisième édition, des confréries Hamdouchia (Azemmour et Safi), Aissaouia (Safi et Essaouira), Gnaouia et des troupes de Dakka Roudania (Taroudant) et Marrakechie (Marrakech), Bouzouada ainsi que l'Ahmadia de l'inimitable Haj Bajdoub. Pour les jeunes, le groupe Tighaline va quelques airs confrériques au goût du jour à la Place Moulay Youssef. Un programme riche qui commencera à 19h devant le Mausolée Sidi Mohammed Ben Salah par une procession de toutes les équipes participantes dans les rues de Safi, va se dérouler entre l'espace ouvert Moulay Youssef et le cadre clos de Dar Sultan.

Photo de Frédéric Calmès.

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Festival de l'Aita de Safi, 7 ème édition !

5 Juillet 2008, 00:01am

Publié par Naim

Safi-aita-cheikhates-hasba-assfi-nuit
La 7e édition du festival de l'art de l'Aïta aura lieu du 04 au 06 juillet à Safi. Au programme, trois soirées consacrées aux troupes "Hasbaoui", "Haouzi" et "Marsaoui".

La nuit "Hasbaoui" sera animée par les Ouled Ben Aguida, Jamal Zerhouni et Khadija Makroum. Côté Haouzi",  Abderahim Ghribou de Youssoufia, Hassan Fryati de Kelaâ Sraghna et Hassan Driouki de Marrakech mettront l'ambiance. Et enfin, les "Marsaoui" Rayhane Charaf d'El Gara, de Khadija Bidawiya de Marrakech et Khadouj Matichti de Casablanca clôtureront la fête.

Les organisateurs de cette 7e édition ont également prévu de rendre hommage à l'artiste Miloud Bazhar surnommé Cheikh Dahmou et organiser une exposition de photographies sur l'Aïta.Initié par le Ministère de la culture, l'évènement est ogranisé en collaboration avec la Wilaya de la région de Doukkala-Abda et le conseil urbain de Safi. Il a pour but de mettre à l'honneur le patrimoine populaire marocain.

Publié avec l'autorisation de Cinemasfi, l'agenda culturel de Safi.

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Les Cheikhates et les amoureux d'AL Aita se donnent rendez-vous à Safi !

11 Août 2007, 08:00am

Publié par Naim

cheikhates--Fatna-bent-lhoussine-copie-1.jpg    En hommage à la joie de vivre et la bonne humeur des Cheikhates, illustrées par cette photo rare et joyeuse de la défunte Fatna Bent Lhoussine et sa troupe, la 6e édition du Festival de l'Art populaire d'Al Aita se tiendra à Safi du 10 au 12 août sous le signe "Al Aita, origines et prolongements".

    L'édition 2007 de ce Festival, baptisée du nom de Haja Latifa El Makhloufya, sera marquée par un hommage rendu à deux figures de ce genre artistique, en l'occurrence Cheikha El Haja Hammounia et Mustapha El Bidaoui, indique un communiqué du ministère de la Culture.

    Les soirées de cette manifestation, qui se déroulent habituellement sur la Place My Youssef, seront animées notamment par les groupes de Houariate Safi, Laâbat Settat, Oulad Ben Aguida, Mustapha El Bidaoui, Mazagan, Cheikha Khadija Markoum et Mustapha Bourgogne. Bon festival à tous.
                                                                                                                                       D'après la MAP.

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Ecoutez Safi... chanter !

15 Juin 2007, 20:30pm

Publié par Naim

musiques-des-confr--ries.JPGPour la deuxième année consécutive, l'Association Hawd Assafi organise le "Festival des Musiques Confrériques". Cette année, elle se tiendront du 14 au 16 juin aux portes de l'ancienne médina avec un slogan: "Ecoutez  Safi".

Sept célèbres tariqate (troupes) issues des grandes confréries soufies (zaouiate en arabe) du Royaume se sont donné rendez-vous à Safi. Elles viennent de Meknès, Rabat, Marrakech, Taroudent, Demnate ou tout simplement de Safi comme Al Haj Mohammed Bajeddoub, l'enfant du pays. Fidèles à la tradition ambulatoire qui a animé les zaouiate depuis leurs origines, tous ces groupes convergeront des quatre coins du Royaume vers les rues de Safi, la Place Moulay Youssef et Dar Sultan. Ces rassemblements sont aujourd'hui courrants au Maroc qui remet à l'honneur son patrimoine spirituel. Safi s'ajoute donc à la liste des organisateurs de festivals de musiques sacrées, à l'heure où se clotûre le presigieux Festival de Fès.

Programme spirituel
L'ouverture du "Festival des Musiques Confrériques" aura lieu jeudi sur la Place Moulay Youssef. Vendredi, les troupes devraient déambuler dans Safi à la rencontre du public pour rejoindre la Place My Youssef le soir. Des veillées privées sont également prévues à Dar Sultan (sauf changement de programme) mais elles sont hélas sur invitation, alors que le reste de la programmation est offerte gratuitement au grand public. Le Festival se clôturera samedi, toujours sur la Place My Youssef. Au programme, des tariqate provenant des zaouiate les plus prestigieuses: Daraqaoua, Tijania, Hamdacha, Al Ahmadia, Aïssaoua, Gnaoua, Hadarates... Des confréries anciennes dont les origines remontent parfois jusqu'au Sénégal, à la Guinée ou à l'Algérie et dont les influences multiples ont créé la richesse du patrimoine musical marocain. Chacune de ces troupes nous présentera son propre rituel dansé et chanté à la gloire de Dieu et du Prophète à travers ses taifa, madhi et dikr

Besoin d'une structure culturelle professionnelle
On regrettra seulement que l'évènement n'ait pas bénéficié de publicité. D'ailleurs, les renseignements qui sont donnés ici sont susceptibles d'être corrigés, tenez-vous donc au courant en restant connectés à Cinémasfi. Et c'est bien là un des grands problèmes de notre ville, des choses s'y passent, mais elles y passent inapperçues! Cela prouve une fois de plus que Safi a besoin d'une structure fixe permettant de centraliser les évènements culturels, de les héberger le cas échéant, et de veiller à ce qu'ils aient la visibilité souhaitée. Il est en effet dommage que le dynamisme de nos associations (Hawd Assafi, AFM, etc.)  et de nos instances académiques (FPS) ne soit pas soutenu par une structure professionnelle au service de la ville.
Ce texte est publié par Cinemasfi, l'agenda culturel de Safi.

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Al-Hal (Transes), film culte pour un groupe-mythe

21 Mai 2007, 09:00am

Publié par Naim

     Comme promis dans le billet sur la présence marocaine au Festival de Cannes, je vous présente un film-documentaire Transes (Al-Hal) d'Ahmed Al-Maanouni. Ce film réalisé en 1981 raconte, sur un ton libre et joyeux, l'histoire de la formation musicale Nass El-Ghiwane. Ce film culte, présenté par Martin Scorsese dans Cannes Classics à la 60ème édition du Festival de Cannes, offre au spectateur de véritables perles de nostalgie: revoir quelques rares enregistrements du mythique Boujemâa dit Boujemiî, ressentir la jeunesse pétillante de Larbi Batma et sa complicité drôle avec Omar Sayed ou encore l'émotion sincère du groupe et du public à l'écoute de la chanson hommage à Boujemiî.

    Mais l'un des instants magiques que nous offre Al-Hal est sans aucun doute la naissance, "en direct", de chansons du répertoire Ghiwani. La caméra d'Al-Maanouni nous transforme en spectateurs privilégiés assistant aux discussions spontanées de L. Batma et d'O. Sayed, nous dévoilant cet acte de création à la fois majestueux et unique.

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Et si la plus belle chanson française était celle-là ?

7 Mars 2007, 09:00am

Publié par Naim

    Suite au billet Quel genre de musique ..., une conversation est née avec quelques collègues, autour de quelques tasses de café, sur la plus belle chanson française. Vaste programme. Un titre, cependant, est revenu à plusieurs reprises comme s'il essayait de s'imposer de lui-même: Mon amie la rose de Françoise Hardy (1965), paroles: Cécile Caulier, musique: C. Caulier et Jacques Lacombe. A vous de juger !
P.S: veuillez arrêter la radio afin d'écouter et de voir la vidéo à votre aise.

Paroles:
On est bien peu de choses
et mon amie la rose me l'a dit ce matin
A l'aurore je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
heureuse et amoureuse
au rayon du soleil, me suis fermée la nuit, me suis relevée hier                                                       
Pourtant j'étais très belle, oui j'étais la plus belle des fleurs de ton jardin.
On est bien peu de choses
et mon amie la rose me l'a dit ce matin
Voit le Dieu qui m'a faite, me fait courber la tête et je sens que je tombe et je sens que je tombe,
      
mon coeur est presque nu, j'ai le pied dans la tombe, déjà je ne suis plus.
Tu m'admirais hier et je serai poussière pour toujours demain.
On est bien peu de choses
et mon amie la rose est morte ce matin
La lune cette nuit a veillé mon amie, moi en rêve  j'ai vu éblouissant émue son âme qui dansait bien au-delà des nues et qui me souriait.
Croit celui qui veut croire, moi j'ai besoin d'espoir sinon je ne suis rien
Ou bien si peu de chose, c'est mon amie la rose qui l'a dit hier matin.

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