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Au début était le Blog ...

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Colloque international "Musique & Cinéma" à Safi au Maroc

8 Mars 2016, 23:43pm

Publié par Naim

Colloque international "Musique & Cinéma" à Safi au Maroc

(Délai pour soumettre les propositions de communications : 19 mars 2016)

A l’instar du théâtre antique, où le chœur et la musique avaient leur place dans la représentation, le cinéma va lier son destin à celui de l’art musical. Avant même que les films aient pu se doter d’une composante sonore, la musique faisait en effet son apparition dans le cinéma en accompagnant la projection de films muets. La musique semble ainsi incontournable dans un art qui se veut total. Elle est porteuse d’une plus-value essentielle. Les cinéastes l’ont très vite compris et l’ont adoptée, pour créer différents effets (accélération, dramatisation, identification…) et parfois pour en faire la matière principale de leurs films (Amadeus de Miloš Forman, Le Pianiste de Roman Polanski, Le Concert de Radu Mihaileanu...). C’est aussi dans ce sens que tout un genre cinématographique, le film musical, a vu le jour dès l’apparition du cinéma parlant (Le Chanteur de Jazz).

Aujourd’hui, on parle de la musique de films comme d’un métier, un art à part entière, une création spécifique et originale récompensée par des prix dans les festivals de cinéma de par le monde. Des réalisateurs mettent un point d’honneur à habiller leurs images de notes composées à l’occasion. Des tandems mythiques de cinéastes/musiciens ont ainsi marqué l’histoire du cinéma : Eisenstein/Prokofiev, Hitchcock/Herrmann, Coppola/Rota, Kieslowski/Preisner, Almodovar/Iglesias, Kurosawa/Takemitsu, Tarkovski/Artemiev, Kusturica/Bregovic, Burton/Elfman, etc.

Cette alchimie intime qui unit le cinéma à la musique nous semble mériter réflexion. Un film met en scène une histoire, un énoncé, une forme, représentant d’une façon ou d’une autre le monde, avec un souci de fidélité ou de prise de distance. La musique, elle, crée un objet complémentaire, un sens second greffé sur le premier, qui vient l’enrichir peut-être ou l’embellir en le « couvrant » de texture sous forme de notes.

Cependant, l’utilisation de la musique en matière de représentation artistique de l’émotion humaine dans les films ne crée-t-elle pas une stéréotypie, un appauvrissement de l’art musical qui présuppose une liberté totale entre le signifiant et le signifié ? Autrement dit, en recourant aux mêmes tonalités, rythmes et agencements musicaux pour accompagner, préparer ou suivre des scènes devant susciter telle ou telle autre émotion chez le spectateur, le cinéma ne réduit-il pas la richesse de notre rapport différent et diversifié à la production musicale ? Inversement ce même rapport libre entre la musique et le foisonnement des émotions qu’elle suscite, les souvenirs qu’elle évoque, les idées qu’elle inspire… ne risque-t-il pas de mettre en péril le film, de l’envahir de toute part pour l’asservir à ses fins propres, autotéliques, ésotériques, mystiques ou autres ? Le rapport entre le cinéma et la musique semble donc fertile et le colloque international « le Cinéma et la Musique » voudrait apporter des réponses aux questions qu’il soulève.

Organisé les 12 et 13 mai 2016, ce colloque entre dans le cadre de la 11ème édition des Journées Cinématographiques de Safi. Professeurs, musicologues, académiciens, mais également musiciens et cinéastes, sont donc invités à envoyer leurs propositions de communications qui devraient s’inscrire dans les axes suivants, donnés à titre indicatif et non exhaustif :

  • Représentation(s) de la musique à l’écran.
  • Le film et le thème musical.
  • Le cinéma et le symphonisme.
  • Le film et la musique narrative.
  • La musique classique et le cinéma.
  • Le film musical.
  • Le film d’opéra.
  • Bollywood et la musique.

Vous pouvez adresser vos propositions de communications jusqu’au 19 mars 2016 aux professeurs Abdelaziz Amraoui (amraouia@hotmail.com), Rachid Naim (rachid.naim@gmail.com) pour les textes en français. Pour les propositions écrites en arabe, veuillez les envoyer au professeur Mounir ElBaskri (elbaskrimounir@yahoo.fr).

Les contributions se feront sous la forme d’interventions orales de 20 à 25 minutes.

Les propositions de communications doivent nous parvenir sous la forme suivante : un texte d’environ 300 mots (espaces compris), accompagné d’une courte biobibliographie.

Comité scientifique : Pr. Rachid Naim (UCAM, FP Safi), Pr. Youssef Abouali (CREMEF, Casablanca) Pr. Abdelaziz Amraoui (UCAM, FP Safi), Pr. Rochdi Elmanira (UIZ Agadir, FLSH), Pr. Mounir ElBaskri (UCAM, FP Safi), Pr. Humberto Luiz Lima de Oliveira (Universidade Estadual de Feira de Santana -Uefs-, Brésil), Abdelaziz Astar (UCAM, FP Safi), Pr. Carrée Roland (Docteur en cinéma de l'Université Rennes 2, Conférencier en cinéma).

Calendrier :

- Les propositions de communication (titre et résumé de 300 mots maximum) seront envoyées avant le samedi 19 mars 2016.

- L'acceptation des communications sera notifiée au plus tard fin mars 2016.

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Le Cinéma et les Amazighs, colloque international à Safi

30 Janvier 2015, 02:29am

Publié par Naim

Le Cinéma et les Amazighs, colloque international à Safi

La question sur le cinéma et les Amazighs est d'abord une question qui fait appel à deux notions fondamentales: la représentation filmique et l'identité ethnique. Une représentation en images d’une identité morcelée et plurielle, géographique et filmique. De là, nous sommes interpellés par les liens que peuvent entretenir les idéologies avec les pratiques artistiques, cinématographiques en particulier. Car, comme le dit justement Jean-Patrick Lebel dans Cinéma et idéologie, « si la caméra n’est pas un instrument idéologique ″en soi″, le cinéma (ou plus exactement, chaque film) est un véhicule d’idéologie. »

Certains militants considèrent qu’il y a une sous-représentation iconographique dont souffre la cause amazighe. Pour eux, le langage cinématographique devient alors un puissant adjuvant et un magnifique porte-parole. Ils vont même jusqu’à choisir le film comme un instrument de militantisme. Ce produit filmique est d’autant plus marqué qu’il est perçu comme « l’image » d’une entité qui veut crier fort son attachement à son Histoire et à sa terre. Le cinéma offre
donc cette visibilité qui fait défaut, et par voie de conséquence, il permet au spectateur d’entrer dans les rêves, les désirs et les aspirations amazighs.

Mais souvent, ces films avaient tendance à se faire remarquer surtout par une pauvreté formelle ou artistique. Ce fait semble changer et la qualité s’améliore. Pour preuve, quelques films amazighs cartonnent dans les festivals ces dernières années. Le colloque traitera de ce cinéma militant mais également de la représentation cinématographique, à la fois nationale et internationale, produite autour des Amazighs.

"Le Cinéma et les Amazighs" est un colloque international qui sera organisé du 6 au 8 mai 2015 à Safi, Maroc. Il entre dans le cadre de la 10ème édition des Journées Cinématographiques de Safi. Organisé par l'unité de recherche « Littérature, Culture et Imaginaire » de la Faculté Polydisciplinaire de Safi, Univeristé Cadi Ayyad, en partenariat avec l'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), il propose plusieurs axes de recherche, sans toutefois aucune prétention d’exhaustivité :
- Représentations sur soi et sur l’autre dans le cinéma amazigh.

- Représentation des Amazighs dans les cinématographies étrangères (arabe, française ou américaine)

- Cinéma amazigh et patrimoine culturel : symboles; contes; poésie; proverbes ...

- Cinéma et identité amazighe individuelle / collective.

- Cinéma et militantisme amazigh entre l’enjeu identitaire et l’idéologique.

- Cinéma, amazighité et réception.

- Politique publique et cinéma amazigh.

- Cinéma amazigh et visibilité.

Vous pouvez adresser vos propositions de communications jusqu’au 27 mars 2015 aux professeurs Abdelaziz Amraoui (amraouia@hotmail.com) ou Rachid Naim (rachid.naim@gmail.com) pour les textes en français. Pour les propositions écrites en arabe, veuillez les envoyer au Professeur Mounir ElBaskri (elbaskrimounir@yahoo.fr) en précisant votre nom, votre affiliation, le titre proposé pour votre communication, résumé d’une demi-page environ ainsi qu’une note bio-bibliographique. 


Responsables : Pr. Abdelaziz Amraoui, Pr. Mounir ElBaskri, Pr. Rachid Naim.


P. S.: Les organisateurs prendront en charge les frais d'hébergement en pension complète.
 

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Algérie-Egypte entre football, médias et politique

22 Novembre 2009, 08:00am

Publié par Naim

Algerie-Egypte_match-politique-medias       Difficile de croire qu'un match de football, fut-ce un match de qualification pour la Coupe du monde, puisse générer en déchaînements d'agressivité et de haine. Et pourtant, c'est ce qu'on a vu après la double confrontation Egypte-Algérie au Caire et à Khartoum. Des vidéos entrevues sur des sites de partage de vidéos comme Youtube ou Dailymotion montrent des supporters ensanglantés, d'autres brandissant des armes blanches. Des commentaires vindicatifs, haineux et racistes essaiment les forums sportifs mais également politiques. Que s'est-il passé pour qu'on en arrive là?
       Tout a commencé avec les préparatifs du match retour au Caire. Défaits par l'Algérie lors du premier match par un score de 3 buts à 1, l'équipe égyptienne, formidable formation, n'avait pas le droit à l'erreur et devait gagner par 2 buts d'écart pour espérer un match de barrage. Les médias égyptiens se sont mis à haranguer leur sélection et mettre de la pression sur le onze algérien. Les encouragements étaient sportifs au début mais au fur et à mesure que le match décisif approche, les discours médiatiques ont commencé à prendre un ton plus agressif et plus surprenant. Des analystes "sportifs" et des animateurs de télévision très populaires en Egypte  (Moustapha Abdou, Amr Adib, Medhat Chalabi...) ont commencé à traiter le peuple algérien de tous les noms. L’animateur Moustapha Abdou de la chaîne de télévision Dream qualifie ainsi les Algériens de bâtards, voyous, lâches... et les Algériennes de prostituées et de maquerelles des ruelles de Paris. Selon ces animateurs égyptiens, c'est grâce à l'Egypte que l'Algérie est nourrie, élevée et éduquée, etc. Des propos encore plus scandaleux sont répétées à longueur de journée par les autres chaînes satellitaires égyptiennes Nile Sport, Al-Hayat... Résultat de ce déchaînement médiatique: dès l'aéroport du Caire, l'équipe algérienne a reçu un accueil très hostile. Son bus est caillassé et trois joueurs sont blessés. Les bus des supporters recevront plus tard la même addition.
      Bien évidemment, du côté algérien ce n'est pas l'angélisme qui règne. Les médias (Echorouk en tête) prennent une part de responsabilité dans la grande animosité qui régnait au sein des supporters algériens après le match de barrage à Khartoum. Leurs articles sont loin de toute analyse saine d'un quelconque évenement sportif. Leurs billets sont bourrées d'insultes gratuites brassant le religieux et l'historique. Ainsi,  sous la plume d'Echourouk et à cause d'un simple match de foot, les Egyptiens deviennent des traitres à la cause palestinienne, des voleurs, des espions... Ces diatribes font vendre du papier. Pour preuve, Echourouk
s'enorgueillit d'avoir vendu 1.5 millions d'exemplaires le jour du match.
      Si de tels dérapages médiatiques s'expliquent par l'éternelle course à l'audimat, des dérapages au niveau politique sont difficilement explicables et encore moins excusables. A Khartoum et juste après la qualification de l'équipe algérienne, Alaa Moubarak, le fils aîné du président égyptien a qualifié les supporters de l'Algérie de "mercenaires et de terroristes". Il a ajouté qu'il y a "quelque chose d'étrange en Algérie. Un mélange de méchanceté et de rancune contre l'Egypte." Un avis largement répété par la classe politique égyptienne sur les médias satellitaires. Samedi 21 novembre, c'est Hosni Moubarak, le président egyptien, en personne qui est monté au créneau. Dans un discours au parlement égyptien, retransmis en direct à la télévision, Il fustige l'Algérie sans la nommer en la mettant en garde parce que l'Egypte "ne tolèrera pas ceux qui blessent la dignité de ses fils." Pour Hosni Mouabarak, président depuis 1981, l'occasion est d'or. Il profite habilement de cet élan nationaliste pour redorer son blason et surtout, réussir enfin à imposer son fils Jamal comme successeur potentiel. Ce dernier était en effet bien placé stratégiquement à tous les récents déplacements de l'équipe nationale égyptienne réussissant même à apparaître sur la chaîne satellitaire Al-Hayat comme le sauveur des supporters égyptiens "encerclés" par les "barbares" Algériens. Opium du peuple, quand tu nous tiens!
Jamal Gamal-Alaa-Moubarak-football-soccer-politics

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Georges Bush, chaussures volantes et vengeance symbolique

16 Décembre 2008, 19:00pm

Publié par Naim

chaussure-symbole-irak-bush.jpg
      En pleine effervescence cinéphilique, la rumeur s'est répandue comme une traînée de poudre: Georges Bush a essuyé un jet de chaussures de la part d'un journaliste irakien (Mountazer al-Zaïdi). A la vision des images, on ne peut qu'admirer le merveilleux réflexe de Bush. Eviter deux fois de suite des chaussures volant à une telle vitesse est une prouesse qu'on ne peut qu'applaudir. Cependant et de l'autre côté, risquer sa carrière, sa vie peut-être, pour donner aux télévisions du monde entier l'une des plus belles images du XXI siècle est un geste et un acte dont le courage n'a d'égal que la préméditation qu'il a mis pour y arriver.
      Plus fort qu'un attentat, plus parlant qu'une bombe et plus spectaculaire qu'une manifestation, ce jet de chaussures a une portée symbolique fort profonde. Un tel président, assurément l'un des pires des Etats d'Unis d'Amérique, ne mérite même pas les grains de poussière tombés des chaussures (de pointure 43 pour les soucieux du détail) qui l'ont effleuré. Face à tant de victimes et de haine semée dans différentes contrées du monde, une paire de chaussures vient de répondre avec tant de classe et d'élégance.
      Bien évidemment, cette paire de chaussures ne peut faire oublier les millions de victimes irakiennes tombées sous l'embargo de Georges Bush Senior et sous les balles de Gorges Bush Junior. L'Histoire le jugera et va encore le juger mais pour les citoyens du monde entier, qui exultent déjà, ils peuvent déjà célébrer les fameuses chaussures de la vengeance.


Vidéo de G. Bush esquivant le jet de chaussures du reporter irakien Mountazer al-Zaïdi

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Maroc: amende record d'Almassae et interdiction de l'Express

2 Novembre 2008, 09:00am

Publié par Naim

il-est-interdit-d-interdire      C'est devenu donc une habitude. Le Royaume du Maroc fait encore la une des journaux écrits et télévisés du monde entier.  La justice marocaine a d'abord confirmé en appel la somme record de 6 millions de dirhams que doit verser Almassae au titre de dommages et intérêts pour avoir diffamé des substituts de procureurs. Si la diffamation est avérée et mérite punition, la somme, elle, a clairement un autre objectif, celui de pousser Almassae, le quotidien le plus vendu au Maroc, et son trublion de directeur, Rachid Nini, à fermer boutique. Vous avez dit règlement de comptes?
      Quelques jours après, un autre titre vient de faire les frais d'une interdiction pure et simple. Il s'agit d'un numéro du magazine français l'Express qui porte le titre populiste "Le choc Jesus-Mahomet". L'article incriminé est un comparatif entre les deux prophètes
chrétien et musulman. Mais apparemment, c'est plus la couverture du numéro en question qui a causé l'interdiction dans laquelle on y voit les représentations des deux prophètes. Et pourtant, dans leur réaction, les responsables du magazine affirment avoir retouché la couverture internationale en cachant le visage du prophète musulman pour justement éviter toute polémique et "afin de ménager la sensibilité religieuse des lecteurs marocains".
      Le gouvernement marocain aurait-il agi par principe de précaution? Peut-être. Des voix s'élèvent et vont sûrement s'élever pour défendre ce principe et cautionner cette tutelle morale exaspérante, déjà entr'aperçue dans le cas de Nichane. Jusqu'à quand va-t-on censurer et interdire sous le prétexte fallacieux de la peur de provoquer la colère des islamistes. Dans ces affaires, Il y a un risque réel: c'est celui de voir s'ériger une course entre deux conservatismes, un conservatisme intégriste qui tire et interdit tout ce qui bouge et un autre gouvernemental qui essaie de devancer le premier dans la série des interdictions. Cependant, sous le parapluie de ce conservatisme moral, la censure gouvernementale "s'épanouit" et les interdictions et restrictions gouvernementales brassent très large: libertés publiques, journaux et magazines indépendants ( Almassae, Demain, Tel-quel, Nichane...), nombreux sites et blogs (islamistes et séparatistes)... Cette série ne s'arrête pas là puisque l'interdiction touche même une application éducative et ludique comme Google Earth
!

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Almassae et Assabah, le choc des photos et la contradiction des mots !

30 Mai 2008, 08:00am

Publié par Naim

almassae-photo-policier-salafiste-maroc
    Dans son édition du mercredi 28 mai, Almassae diffusait cette photo, prise par Karim Selmaoui, d'un commissaire qui violentait une épouse salafiste d'un jihadiste en prison portant un bébé sur le dos. Le texte décrit en détails le traitement inhumain infligé à la femme et son enfant par le commissaire. La photo ne pouvait qu'émouvoir les lecteurs marocains habitués, hélas, aux comportements exemplaires des policiers du Royaume. Le schéma de lecture était trop facile: le méchant commissaire vs la mère innocente.
    Ce
pendant, la deuxième photo prise par Mostapha Cherkaoui et diffusée par Assabah (le journal concurrent d'Almassae) du jeudi 29 mai ajoute un autre sens à la première photo. On peut y voir la femme innocente jetant un gros caillou sur le policier en question. Bien évidemment, suite à la deuxième photo, la lecture de l'incident est tout à fait autre. Les lecteurs d'Almassae garderont l'impression d'une agression policière, tandis que les lecteurs d'Assabah pourront voir une légitime défense.
    Les questions des lecteurs ne paraîtront que légitimes: quel cliché représente le plus la vérité sur cet incident? Pourquoi le choix des deux quotidiens est diamétralement différent?  Manipulation ou contre-manipulation? La concurrence entre les deux premiers quotidiens arabophones du Royaume entre-t-elle dans une nouvelle phase? A vous de voir.
Assabah-photo-policier-salafiste-maroc

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Cinéma: le n°2 de 16/9ème est dans les kiosques

12 Février 2008, 00:30am

Publié par Naim

undefined     Comme annoncé la semaine passée, le n°2 du magazine du film 16/9ème est dans les kiosques au Maroc, en France et au Moyen Orient. L'auteur de ces lignes est honoré d'y collaborer. La couverture est consacrée à Assaâd Bouab, la nouvelle coqueluche des écrans marocains et star des prochains Wathever Lola Wants de Nabil Ayouch et Aicha Kandisha de Jérome Cohen-Olivar. Photographié par Karim Ramzi, A. Bouab est intronisé comme l'acteur le plus sexy de l'année.
    Ce numéro comporte également des hommages aux musicien Oscar Peterson, au réalisateur Mohamed Ousfour et un hommage à Louis de Funès signé par son fils Patrick. A l'occasion du cinquantenaire du cinéma marocain, le magazine lui consacre un joli dossier richement illustré, en plus des cinénews habituelles et les interviews (Euzhan Palcy, Ahmed Boulane, Ferid Boughedir, Ahmed El Maanouni, etc.)

    Bonne lecture et bon cinéma.
 

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16/9ème, le nouveau magazine cinéma au Maroc

2 Février 2008, 18:00pm

Publié par Naim

16-9-me-magazine-cinema-maroc.png    Bonne nouvelle pour les cinéphiles: la presse marocaine s'est enrichie avec la parution d'un nouveau magazine spécialisé. 16/9ème, comme son nom peut l'indiquer, est consacré au 7ème art, marocain et international. Edité par le photographe Karim Ramzi, le magazine est bimensuel jusqu'en avril où il deviendra mensuel. Le premier numéro, consacré en partie à la dernière édition du Festival International du Film de Marrakech, a fait preuve d'une bonne qualité éditoriale avec notamment une richesse dans les sujets traités.
    Des belles photos (comme celle de Spike Lee sur la couverture prise par Ramzi lui même), des dossiers complets, des interviews exclusives variées, le magazine a fière allure avec, en plus, une qualité d'édition et de papier. Sous la houlette de la pétillante rédactrice en chef, Nadia Ramzi, le magazine espère être l'outil idéal pour accompagner le renouveau du film marocain. Le n°2 sortira au courant de la semaine prochaine et sera distribué également en France. Bonne lecture et bon cinéma.

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"Au début était le Blog..." fête une année d'existence!

30 Décembre 2007, 10:00am

Publié par Naim

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    Eh oui! Cela fait un an depuis ce premier billet et le début de cette belle aventure du bloguing. Et comme tout pédagogue qui se respecte, il est temps de faire une auto-évaluation. Tout a commencé par un simple exercice destiné à mes étudiants: chacun d'eux devait faire un blog personnel qui sera l'endroit où il doit publier ses devoirs hebdomadaires ainsi que ses propres billets personnels. Le but était, bien évidemment, de créer une dynamique pédagogique ludique qui vise à augmenter le capital-confiance en soi et inciter l'étudiant en question à plus de créativité. Vous connaissez la suite. Devant faire l'exemple, je me suis lancé dans le bain, chaud, du blogging. Et le bain était ...bon. Un an après, que faut-il conclure de cette expérience?
    Pour les amateurs de chiffres, en voici quelques uns. Au début était le Blog... a vu la publication de 94 billets et quelque 1300 commentaires. Il a reçu 56 455  visiteurs uniques (sans vous compter maintenant) et 172 262 pages de cet espace étaient visionnées. Bien évidemment, ces chiffres ne vont pas égaler d'autres, faramineux, comme celui du pape de la Blogoma.
    En un an, grâce à mes chers étudiants, Safi est devenue probablement la ville qui abrite le plus grand nombre de blogueurs. Quelques uns méritent vraiment le détour (voir la liste de gauche). Et à ma surprise,
Au début était le Blog... est entré dans le top 5 du classement des blogs marocains fait par Alianzo (merci au magazine des blogs marocains pour l'info).  Cet espace est souvent cité dans les revues de blogs sur des sujets d'actualité et fait également partie de la sélection des meilleurs blogs francophones établie par la chaine de télévision TV5. Pendant cette année, ce lieu virtuel a joué modestement son rôle citoyen contre la censure aberrante qui a touché Youtube  ou encore Tel Quel et Nichane. Un combat qui n'est pas encore fini puisque la censure continue toujours avec, entre autres, celle du logiciel éducatif Google Earth. Cet espace numérique essaie également, dans la mesure du possible, d'être dans la ligne de front contre la répression injuste qui s'est abattue à plusieurs reprises, durant 2007, sur des citoyens marocains. Mais ce militantisme est somme toute normal puisque l'auteur de ces lignes s'est révélé, grâce au Political Compass, un gauchiste libertaire sans vergogne.
    Mais au delà de ces flatteries d'égo, cet espace a permis de lier de véritables liens d'amitié avec des blogueurs sympas et, surtout, de découvrir de véritables perles de contenu instructif et citoyen. En plus du précité Larbi, par exemple, je squatte souvent l'espace d'un collègue Motic, qui doit penser sérieusement à le transformer en un site complet, vu son utilité publique. Même remarque pour Ibn Kafka, le juriste en liberté surveillé, qui mérite un espace mieux adapté pour la qualité de ses textes. Une qualité éditoriale que peut facilement revendiquer Cinemasfi, Citoyen Hmida, Loula, Lionne d'Atlas, Adilsky ... L'oubli va sûrement toucher quelques uns d'entre vous mais je suis sûr que, humblement, vous excuserez cet affront gravissime et vous recevrez mes voeux les plus sincères.

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Madeline McCann et Bouchra Benaissa, deux blondes symboles!

29 Septembre 2007, 09:00am

Publié par Naim

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    Décidément, les stéréotypes ethniques ont la vie dure. Il a suffi d'une photo floue prise par une touriste espagnole, tout près de Tetouan, d'une fillette marocaine pour que la machine médiatique, espagnole et puis internationale, se met en marche: Madeline McCann, petite anglaise de 4 ans disparue au Portugal depuis le 2 mai dernier, serait enlevée par un couple de Marocains. Pourquoi ce malentendu? La réponse est simple: la fillette marocaine photographiée sur le dos de sa maman était blonde comme Madeleine. Le mystère vite éclairci, la Maddie marocaine s'appelle en fait Bouchra Benaissa. Ses parents, Ahmed et Hafida, d'une extrême gentillesse, se sont même prêtés aux longues questions des gendarmes, et surtout à l'harcèlement des dizaines de journalistes internationaux, Anglais et Espagnols en tête, qui voulaient élucider ce "mystère".
    Ce petit malentendu, qui somme toute mineur, révèle un autre, beaucoup plus grand. Les Européens en général, les Espagnols en particulier ne connaissent presque rien de l'architecture ethnique du Maroc. La Map souligne en effet que ce petit incident a permis aux voisins ibériques de découvrir l'existence de personnes blondes au Maroc. La presse britannique a essayé d'expliquer à ses lecteurs cette réalité "confondante" et avance des explications pseudo historiques sur l'origine de ces blonds sur les terres nord-africaines. Ils seraient ainsi les descendants d'anciens esclaves venus d'Europe, écrit The Daily Mail. Comme si les bruns en Europe sont tous des descendants de Sarrasins esclaves! Presque aucune trace de la longue tradition du Melting pot marocain: Phéniciens, Berbères, Carthaginois, Romains, Vandales, Arabes, Africains, Juifs, Européens... On le voit, un petit "incident" est capable de faire ressurgir les pires représentations médiévales de l'Arabe ou du Maure: un sans-pitié, esclavagiste et kidnappeur. Nombre de sites européens, par exemple, se sont attelés depuis longtemps à disséquer le Royaume du Maroc en le décrivant comme étant un "pays connu par l’esclavage d’enfants et la pédophilie organisée".
    L'ignorance consternante dont fait preuve l'opinion publique européenne à l'égard de la réalité marocaine vient essentiellement du fait que les Européens voient le Maroc comme un bloc sociologique homogène qui a des attributs physiques et psychologiques uniformes. Cette vision est alimentée par certains "experts" universitaires qui s'abreuvent d'un savoir académique monolithique alimenté par des siècles de confrontation, et une presse paresseuse qui ressasse à longueur d'éditions les mêmes stéréotypes et les mêmes poncifs.
    Durant les dernières élections législatives marocaines, la presse occidentale, présente dans le Royaume en grand nombre, avait annoncé à maintes reprises un raz de marrée islamiste et un changement radical dans l'orientation du gouvernement marocain. Dans ces élections exemplaires, rien de tout cela n'est arrivé. Et à l'annonce même des premiers résultats, cette presse, déçue et dépitée, cessa sa couverture et annonce à peine les résultats définitifs. La presse espagnole, encore elle, va même jusqu'à douter de la validité de ces élections. L'islamisation du Maroc était une chose inéluctable, les experts et la presse ne pouvaient pas se tromper! Mais souvent, quand il y a une erreur, la mauvaise foi n'est pas très loin.
    Revenons maintenant à notre petite tête blonde: Bouchra Benaissa. Cette adorable fillette, malgré elle, semble corriger ces poncifs et adresser une leçon à ce genre de presse: son innocente ressemblance avec Maddie McCann prouve les complexités sociologiques et raciales. Le Maroc est un bloc hétérogène qui recèle de multiples facettes politiques, religieuses, culturelles et bien sûr ethniques. Exactement comme peuvent l'être la Grande Bretagne ou encore l'Espagne. Merci donc à toi Bouchra et, espérons-le, à très bientôt Maddie!

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