Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Au début était le Blog ...

Festival du Film Francophone de Safi fête sa 6ème édition

29 Février 2008, 00:01am

Publié par Naim

La sixième édition du Festival du Film Francophone ''Lumières de Safi'' se déroulera du 31 mars au 5 avril 2008. En compétition pour l'Osfour d'Or, des films venus de France, de Suisse, de Belgique, du Canada, de Roumanie, de Tunisie, d'Egypte, du Liban, du Sénégal, du Burkina Faso, du Mali et du Maroc. Le tout accompagné d'un programme marocain afin de souffler les 50 bougies de notre cinématographie et son "invention" par un safiot en 1958.

festival-safi-lumieres-safiAvec la 6ème édition de son Festival du Film Francophone, Safi fête les 50 ans du cinéma marocain. L'occasion pour la ville de rappeler que le premier réalisateur de l'histoire du Maroc est l'un de ses enfants. Feu Mohammed Osfour signa en effet, en 1958, le tout premier film réellement marocain dans un pays qui venait de se libérer de la colonisation française. En souvenir à ce tribut, et depuis maintenant 6 ans, le Festival "Lumières de Safi" récompense de l'Osfour d'Or le meilleur film francophone.

50 ans de cinéma marocain

En marge de la compétition officielle, le festival a voulu rendre un autre hommage à un grand précurseur du cinéma marocain: Hamid Bennani, auteur de Wechma (Traces) en 1970 et de Prière de l'Absent en 1995. Tout comme Osfour avait inventé le cinéma marocain en 1958, Bennani inventa le cinéma d'auteur marocain en 1970. Pouvait-on rêver mieux pour fêter l'anniversaire de notre cinéma? Et finalement, Safi s'offrira la diffusion des meilleurs films marocains dans la très belle salle de la Wilaya de Safi.

Douze films en sélection

Côté sélection, pour cette sixième édition du Festival du Film Francophone de Safi, douze longs-métrages réalisés entre 2006 et 2007 se disputeront la compétition officielle. Parmi eux, deux films marocains: En Attendant Pasolini de Daoud Ouelad Sayed et Adieu Mères de Mohammed Ismaël. Selon l'Alliance Franco-Marocaine (organisatrice de l'évènement), les réalisateurs devraient assister aux projections. Le Festival devrait par ailleurs rendre hommage à des comédiens arabes et étrangers, notamment, l'acteur égyptien Hassan Houssni et l'actice Nabila Eebid,  le Syrien Ayman Zidane, le réalisateur français Jean-Pierre Mocky et finalement, le Président du Centre Cinématographique Marocain en personne, Nour-Eddine Sail.
Le jury officiel chargé de juger de la sélection 2008 sera présidé par l'excellent réalisateur tchadien Mahamat Saleh Haroun qui remporta deux fois l'Osfour d'Or. Par ailleurs, cette année, le FFFS répond à un souhait déjà formulé l'an dernier par de nombreux festivaliers de créer un jury des jeunes. Ce dernier viendra s'ajouter à ceux de la critique et de la presse. Les jeunes et moins jeunes cinéphiles pourront de plus profiter de trois ateliers de formation portant sur le scénario, l'interprétation et le tournage cinématographique.

Volontarisme des autorités locales

Finalement, il convient de souligner le volontarisme des autorités de la région Doukkala-Abda et du Wali en personne. Sponsors de l'évènement, la Région, la Wilaya et l'OCP et le CCM ont déboursé au total 200.000 DH, soit le double de l'an dernier, afin que ce Festival continue d'exister (malgré quelques soucis d'organisation dans les éditions précédentes). Un festival essentiel pour la ville de Safi, qui, après l'avoir "inventé", était en train d'oublier ce qu'était le cinéma.

Tiré de L'Agenda Culturel de Safi

Voir les commentaires

World Press Photo, la douleur des pères afghans

23 Février 2008, 15:00pm

Publié par Naim

undefinedBalazs Gardi, Hongrie, VII Network/Alexia Foundation
    Les World Press Photo sont considérées comme la récompense la plus prestigieuse du photojournalisme. Elles sont l'occasion de découvrir les meilleures photos de presse de l'année. A l'instar de l'année passée, les photos des récompenses 2008 sont empreintes du climat politique très tendu sur la scène internationale. Les conflits qui sévissent en Palestine, en Irak et en Afghanistan étaient souvent le sujet des lauréats. Grâce à leur puissance visuelle, leurs oeuvres photographiques montrent beaucoup plus que de dizaines de journaux télévisuels réunis.
    Parmi ces photographies sur l'Afghanistan, un pays qui vit en guerre permanente depuis des dizaines d'années, ces deux oeuvres illustrent parfaitement cette situation. Mais, une fois n'est pas coutume, ce ne sont pas des femmes-mères qui illustrent l'horreur et l'injustice de ces guerres, les photos du Hongrois Balazs Gardi et de
l'Anglais Tim Hetherington mettent en scène des hommes afghans serrant tendrement leurs enfants blessés dans les bras. Dans les photos et les reportages de presse, c'est en effet très rare de retrouver des hommes musulmans dans cette posture paternelle. C'est bien connu, les hommes orientaux en général, arabo-musulmans en particulier sont la cause de tous les maux de ce monde. Du moins, c'est ce que les représentations occidentales leur collent souvent comme étiquette. Ils sont souvent montrés entourés de carapaces de dureté et de cruauté.
    Cette fois-ci, dans ces photographies, ces deux pères afghans révèlent simplement leurs rôles naturels, d'êtres protecteurs capables d'aimer leur progéniture. Le regard hagard, triste mais digne, ces deux hommes rendent finalement ce conflit afghan encore plus inhumain et plus barbare.
undefinedTim Hetherington, Grande-Bretagne, Vanity Fair.

Voir les commentaires

Blog en grève pour la liberté d'expression au Maroc

18 Février 2008, 23:59pm

Publié par Naim

greve-blog-porte-maroc-copie-1.jpg
Cela fait aujoud'hui 14 jours que Fouad Mourtada a été arrêté pour avoir commis l'erreur, mais pas le délit, de créer un profil sur Facebook au nom du prince Moulay Rachid, sans que ce profil ne contienne d'injures ou n'ait servi à des tentatives d'escroquerie. Son nom fût immédiatement livré en pâture au public, au mépris de toute présomption d'innocence, et il affirme avoir été frappé et maltraité lors de son arrestation. Il a initialement eu des difficultés à trouver un avocat disposé à le défendre. L'audience, prévue pour le 15 février dernier, a été reportée au vendredi 22 février, et la demande de mise en liberté provisoire a été rejetée. Dans un contexte marqué par l'emprisonnement depuis près d'un an d'un militant de 72 ans de l'AMDH, Mohamed Bougrine, condamné à de la prison ferme pour avoir demandé, lors d'une manifestation pacifique, une réforme constitutionnelle (neuf de ses camarades sont également sont le coup de condamnations), et la mort à la prison de Settat d'un prisonnier d'opinion de 95 ans, Nasser Ahmed, emprisonné depuis septembre 2007 pour atteinte aux "valeurs sacrées", il est nécessaire de réagir. Pour cette raison, ce blog sera en grève ce mardi 19 en solidarité avec Fouad Mourtada et les autres prisonniers d'opinion au Maroc. Pour en savoir plus sur le cas de Fouad Mourtada, le site de son comité de soutien: http://www.helpfouad.com/ . Pour en savoir plus sur le cas de Mohamed Bougrine et de ses neuf camarades, le blog de l'AMDH qui leur est consacré: http://www.insad-1mai.blogspot.com/ . (Texte d'ibn kafka).

Voir les commentaires

Vent de panique sur la blogosphère marocaine

18 Février 2008, 10:00am

Publié par Naim

liberte-karim-jaafar.jpg    Reconnue comme la plus active et parmi les plus libres du monde arabe, la blogosphère marocaine traverse ces jours-ci des moments de turbulences. Tout a commencé avec l’arrestation d’un jeune ingénieur marocain, Fouad Mourtada, pour avoir usurpé sur FaceBook le profil du prince Moulay Rachid, frère cadet du roi Mohammed VI. Le jeune Fouad serait même torturé lors des différents interrogatoires par des policiers trop zélés. Interprétant cela comme un éventuel danger qui guetterait la Blogoma, quelques blogueurs marocains jettent l'éponge. Parmi eux MoTIC, le meilleur blog IT marocain, animé par un collègue, Mohamed Drissi Bakhkhat, vient de claquer la porte de la scène blogosphérique marocaine. Il estime en effet que la tournure très dangereuse et très grave que prend l'affaire Fouad Mourtada et les raisons ridicules pour lesquelles il a été arrêté, lynché, torturé, détenu sans possibilité de libération sous caution, cela ne présage rien de bon pour les blogueurs. Autant on peut comprendre ces craintes, on ne peut être d'accord avec la fermeture d'un espace d'utilité publique comme MoTIC, que j'ai toujours considéré plus comme un observatoire des NTIC au Maroc.

    Mais au delà de l'arrêt définitif ou temporaire de bogs,
c'est bien de libertés qu'il s'agit. Des censures arbitraires de Youtube et de Google Earth aux multiples restrictions libertaires (des détenus du 1 mai à Ahmed Nasser, 95 ans, qui vient de s'éteindre en prison), les blogueurs marocains ressentent depuis longtemps le retour insidieux de la répression. Si, comme dit plus haut, la Blogoma est un espace de libertés, c'est aux blogueurs marocains eux-mêmes de préserver, voire d'élargir cet espace. Nous sommes en 2008, et nous ne pouvons pas nous permettre de revivre l'ambiance malsaine et criminelle des années de plomb.

    Sous la présidence de feu Driss Benzekri, l'
instance Equité et Réconciliation, créée justement pour réconcilier l'avenir des Marocains avec leur passé, avait clairement à travers ses recommandations exprimé un unique souhait: plus jamais ça! Ce souhait peut être endossé par la Blogoma car une liberté se mérite. Dans les limites permises par la loi, les blogueurs, en tant que citoyens responsables, doivent donc veiller à ce que leurs libertés fondamentales et celles de leurs concitoyens) soient entièrement respectées, sans la moindre concession ni le moindre recul.

Illustration: Liberté est une calligraphie de Karim Jaafar.

Voir les commentaires

Cinéma: le n°2 de 16/9ème est dans les kiosques

12 Février 2008, 00:30am

Publié par Naim

undefined     Comme annoncé la semaine passée, le n°2 du magazine du film 16/9ème est dans les kiosques au Maroc, en France et au Moyen Orient. L'auteur de ces lignes est honoré d'y collaborer. La couverture est consacrée à Assaâd Bouab, la nouvelle coqueluche des écrans marocains et star des prochains Wathever Lola Wants de Nabil Ayouch et Aicha Kandisha de Jérome Cohen-Olivar. Photographié par Karim Ramzi, A. Bouab est intronisé comme l'acteur le plus sexy de l'année.
    Ce numéro comporte également des hommages aux musicien Oscar Peterson, au réalisateur Mohamed Ousfour et un hommage à Louis de Funès signé par son fils Patrick. A l'occasion du cinquantenaire du cinéma marocain, le magazine lui consacre un joli dossier richement illustré, en plus des cinénews habituelles et les interviews (Euzhan Palcy, Ahmed Boulane, Ferid Boughedir, Ahmed El Maanouni, etc.)

    Bonne lecture et bon cinéma.
 

Voir les commentaires

Tarbouch bas aux Egyptiens, Pharaons du football !

11 Février 2008, 00:01am

Publié par Naim

egypte-can-champion.jpg   
    Six fois champion d'Afrique ! L'Egypte vient de remporter la finale de la Coupe d'Afrique des Nations contre le Cameroun par un but à zéro, et conserve ainsi son titre de champion obtenu il y a deux ans. Les Egyptiens peuvent être fiers de leur sélection nationale de football. Une sélection qui séduit même les non-férus de foot, comme l'auteur de ce blog. Grâce à une incroyable maîtrise physique et mentale, les Pharaons ont atomisé presque tous leurs adversaires lors de cette CAN 2008. Sous la houlette de l'entraineur local Hassan Shehata, les joueurs du Nil sérieux et appliqués défendent et attaquent comme un seul bloc, homogène et solidaire. De l'expérimenté Aboutrika (qui exhibe dans la photo d'en-bas ce beau T-shirt à fibres palestiniennes) au nouveau Zidan en passant par le mythique gardien
Essam Al Hadary, cette sélection egyptienne est parmi les meilleures que le football africain a produit ces dernières années. Mabrouk Ya Misr et félicitations, toutes particulières, aux lecteurs égyptiens de cet espace.

aboutrika_sympathy_gaza_Israel.jpg

Voir les commentaires

Education: le Royaume du Maroc dernier de la classe !

4 Février 2008, 23:30pm

Publié par Naim

-cole_publique_.jpg     Nous nous en doutions un peu, nous recevons la confirmation: le Royaume du Maroc possède un des systèmes d'enseignement les plus vétustes et les plus arriérés de la région MENA (Afrique du Nord et Moyen Orient), selon un rapport de la Banque mondiale. Sur 14 pays, le Maroc réussit à occuper le 11ème rang. Une calamité puisque les derniers de la classe sont le Yémen, le Djibouti et l'Irak, pays politiquement et économiquement instables! Dans ce rapport que vous pouvez télécharger ici en PDF, le Maroc est parmi les derniers dans tous les indices (l'accès, l'équité, l'efficacité et la qualité). Pire encore, en sciences comme en mathématiques, le Royaume est la lanterne rouge. Affligeant !
   
Cet état lamentable de l'enseignement marocain est, bien évidemment, à associer à un autre classement, celui de l'indice du développement humain du PNUD. Dans ce dernier, le Maroc est 126ème sur 177 pays. Au niveau des pays arabes, il n’y a que la Mauritanie, le Yémen et le Soudan que le Royaume arrive à devancer.
   
On le sait, le système éducatif marocain est en déphasage flagrant avec les objectifs du développement humain et économique. Il produit depuis belle lurette des longues files de chômeurs inadaptés au marché du travail. De réforme en réforme, l'enseignement marocain se perd entre une arabisation incomplète et francisation superficielle. L'enseignement des langues étrangères est également à la traîne ainsi que la lutte contre l'analphabétisme. Le diagnostic est grave et l'UNESCO ne va pas par quatre chemins: le gouvernement marocain doit opérer un changement radical de sa politique pour garantir l'éducation pour tous en 2015.
    Radical ? Il faut plus que cela. Dans un pays qui censure, arbitrairement et illégalement, une des applications éducatives les plus populaires (Google Earth), une révolution académique s'impose avec en prime une remise à niveau de l'enseignement primaire et secondaire public.
Actuellement, le constat est plus qu'alarmant: sur 100 élèves au primaire, seuls 13 obtiennent leur baccalauréat, dont 10 après avoir redoublé au moins une fois. Grâce à un système efficace de mérite, il faudrait également encourager les meilleurs et inciter, voire sanctionner les moins bons, élèves comme professeurs.

Voir les commentaires

16/9ème, le nouveau magazine cinéma au Maroc

2 Février 2008, 18:00pm

Publié par Naim

16-9-me-magazine-cinema-maroc.png    Bonne nouvelle pour les cinéphiles: la presse marocaine s'est enrichie avec la parution d'un nouveau magazine spécialisé. 16/9ème, comme son nom peut l'indiquer, est consacré au 7ème art, marocain et international. Edité par le photographe Karim Ramzi, le magazine est bimensuel jusqu'en avril où il deviendra mensuel. Le premier numéro, consacré en partie à la dernière édition du Festival International du Film de Marrakech, a fait preuve d'une bonne qualité éditoriale avec notamment une richesse dans les sujets traités.
    Des belles photos (comme celle de Spike Lee sur la couverture prise par Ramzi lui même), des dossiers complets, des interviews exclusives variées, le magazine a fière allure avec, en plus, une qualité d'édition et de papier. Sous la houlette de la pétillante rédactrice en chef, Nadia Ramzi, le magazine espère être l'outil idéal pour accompagner le renouveau du film marocain. Le n°2 sortira au courant de la semaine prochaine et sera distribué également en France. Bonne lecture et bon cinéma.

Voir les commentaires