Le Tour de France, entre dopage et spectacle !
Mais au delà de l'aspect sportif longtemps relégué à l'arrière plan, la Grande Boucle semble être un concours de firmes pharmaceutiques qui, clandestinement, testent leurs produits sur des cobayes volontaires. Et les volontaires, il y en a! L'affaire Puerto (qui rejoint l'affaire Balco dans une autre discipline) l'a largement démontré. Dans une course effrénée vers l'exploit sportif, médiatisé à outrance par des chaînes de télévision avides d'audimat et de recettes publicitaires, les coureurs se sont, depuis longtemps, transformés en chevaux de course "gonflés" à bloc pour le grand spectacle. The Show must go on, disent les Américains et ce spectacle là risque encore de continuer. Le cyclisme, comme le football américain, l'athlétisme ou encore les courses hippiques, risque de devenir de plus en plus un sport infesté de stéroïdes et procédés anabolisants (l'Ephédrine, EPO, dopage sanguin ...) difficiles à déceler. Car et sans paraître caricatural, les cyclistes professionnels n'ont pas que les meilleurs produits dopants mais surtout les meilleurs produits masquants. Et quand quelqu'un tombe dans un contrôle anti-dopage, tout le monde feint l'offusqué alors que les révélations tardives d'ex champions cyclistes se suivent: Bjarne Riis, vainqueur danois de la Grande Boucle 1996, l'Allemand Erik Zabel, six fois vainqueur du classement du meilleur sprinteur du Tour. La liste est encore longue, trop longue pour être citée dans cet espace.
Tous dopés alors? Sûrement pas. Enfin, nous l'espérons. Mais ce qui est sûr, c'est que nous vivons, comme le dit justement Eric Collier dans le Monde, une certaine banalisation du dopage et de la fraude, allant de la triche aux examens à la tromperie dans les exploits sportifs.
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