A-t-on réellement besoin d'un TGV au Maroc ?
C'est l'une des questions qui a circulé le plus auprès des Marocains après l'annonce de ce faramineux contrat. L'humour marocain, très
fertile dans ce genre d'occasions, a sorti le vieux dicton: "Pauvre dénudé, de quoi as-tu besoin? D'une bague, mon seigneur!"
D'aucuns pensent que le Royaume a acheté le Train français à Grande Vitesse pour le prestige de la fameuse phrase: "Premier pays arabe et africain à avoir le TGV..." D'autres pensent que ce genre d'achats est inutile et non prioritaire vu la somme des chantiers qui attendent le Maroc: chômage, état des hôpitaux, délabrement de l'enseignement... Dans le magazine économique Challenges, Pascal Boniface, directeur de l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques, estime que le choix du Maroc d'acquérir "son" TGV "n'est pas une lubie mais un pari raisonnable". Il explique que finalement ce gros investissement de la part du Maroc peut se révéler même bénéfique pour sa santé économique, à long terme bien évidemment. Il aura, ajoute le directeur de l'IRIS, "des répercussions concrètes en termes d'emploi et d'aménagement du territoire. Ainsi, le choix de passer au ferroviaire rapide est judicieux aussi bien en termes de modernisation du pays qu'en termes de développement durable."
Malgré la justesse de ce point de vue strictement économique, on peut toujours se demander si l'Office National des Chemins de Fer ne doit pas d'abord doubler toutes les voies ferroviaires existantes et en construire d'autres avant de se lancer dans le pari TGV. A moins que l'ONCF ne soit capable de réaliser tout cela !
D'aucuns pensent que le Royaume a acheté le Train français à Grande Vitesse pour le prestige de la fameuse phrase: "Premier pays arabe et africain à avoir le TGV..." D'autres pensent que ce genre d'achats est inutile et non prioritaire vu la somme des chantiers qui attendent le Maroc: chômage, état des hôpitaux, délabrement de l'enseignement... Dans le magazine économique Challenges, Pascal Boniface, directeur de l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques, estime que le choix du Maroc d'acquérir "son" TGV "n'est pas une lubie mais un pari raisonnable". Il explique que finalement ce gros investissement de la part du Maroc peut se révéler même bénéfique pour sa santé économique, à long terme bien évidemment. Il aura, ajoute le directeur de l'IRIS, "des répercussions concrètes en termes d'emploi et d'aménagement du territoire. Ainsi, le choix de passer au ferroviaire rapide est judicieux aussi bien en termes de modernisation du pays qu'en termes de développement durable."
Malgré la justesse de ce point de vue strictement économique, on peut toujours se demander si l'Office National des Chemins de Fer ne doit pas d'abord doubler toutes les voies ferroviaires existantes et en construire d'autres avant de se lancer dans le pari TGV. A moins que l'ONCF ne soit capable de réaliser tout cela !
Commenter cet article
A
N
A
S
C
N
J
E
N
M
P
A
N
M