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Au début était le Blog ...

La meilleure histoire, tout court !

18 Mai 2007, 10:00am

Publié par Naim

livre-et-plume.jpg
    Le grand Ernest Hemingway estimait que la meilleure histoire qu'il a jamais écrite est une en six mots: For sale: baby shoes, never worn. qu'on peut traduire par "A vendre : chaussures enfant, jamais portées." Six mots pour raconter une histoire est également le défi qu'a lancé The Guardian à quelques écrivains contemporains. Les résultats ont donné des "romans" concis, forts et créatifs. Chacun d'eux recèle une idée originale et forte, exprimée en quelques mots pleins d'ellipses. Le magazine américain Wired, lui, a demandé le même exercice mais à des auteurs de science-fiction. Les "oeuvres" sont à la hauteur de la réputation de leurs auteurs.
    Cet exercice difficile mais tellement stimulant pour l'imagination vous est maintenant adressé. Qui relève le défi ? 

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Agenda culturel à Safi

17 Mai 2007, 18:18pm

Publié par Naim

programme culturel de l'AFMSAFI.jpg




   

    Juste pour info: le programme culturel de l'Alliance Franco-Marocaine de Safi. Des films, des lectures, des expositions, des concerts...

    Pour plus d'informations: Alliance Franco-Marocaine de Safi, Ex-Ecole Manet, Bd Zerktouni, Plateau, SAFI. Tél: +212 (0)24 62 79 46. Email: afmsafi@gmail.com

    Bonne lecture et surtout bonne culture.

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Pour ceux qui ont raté les Journées Cinématographiques de Safi !

13 Mai 2007, 05:00am

Publié par Naim

Voila un des comptes rendus des Journées Cinématographiques organisées par nos soins au sein de la Faculté Polydisciplianire de Safi. Des articles élogieux issus de belles plumes, comme celle-ci, ça fait toujours plaisir!

Programme-journ--es-p-1.jpgEn ce mardi 8 mai, l'Université et le Cinéma se sont rencontrés, se sont reconnus et se sont aimés à Safi. A l'occasion des « Deuxièmes Journées Cinématographiques » organisées par la Filière des Etudes Françaises de la Faculté Poly-disciplinaire de Safi, s'est tenue la conférence intitulée « Nouvelle Dynamique du Cinéma Marocain ».

Rassemblés autour d'une même table, les autorités de la Faculté de Safi, les enseignants de Lettres Françaises, et les professionnels dont le Centre Cinématographique Marocain, ont parlé d'une seule voix en faveur d'un développement de la culture de l'image. Sujette hier encore à la risée, l'étude de l'image s'est aujourd'hui imposée à l'Université Marocaine. Avec courage, le Doyen de la Faculté Poly-disciplinaire de Safi, M. El Mostapha Haddiya a pris sous son aile les « Journées Cinématographiques » car il a compris l'enjeu crucial de l'image dans la création des identités individuelles et sociales.

 Du grand écran à celui de l'ordinateur
En psycho-sociologue qu'il est, le Pr. Haddiya s'interroge justement sur l'importance du cinéma pour la construction d'une identité sociale dans un monde globalisé où paradoxalement, les individus sont de plus en plus fragmentés. En témoigne le mode de consommation du cinéma par le jeune public marocain qui, seul devant son ordinateur, regarde sans distinction les films du monde entier et de tous genres. Nous sommes donc bien loin de l'époque des ciné-clubs où les jeunes (généralement gauchistes) se rassemblaient autour de quelques oeuvres « select ».
 Un pavillon marocain à Cannes
 ccm-logo.jpgSe pose dès lors la question du positionnement du cinéma marocain dans cette fresque mondiale et de sa visibilité à l'intérieur et à l'extérieur du pays. M. Mohammed Bakrim, représentant le Centre Cinématographique Marocain, est fier pour sa part de dire que le cinéma marocain existe à l’échelle internationale et y est reconnu. Pour preuve, le Maroc fait partie des quelques rares pays élus à avoir un pavillon à Cannes. Si notre cinéma a acquis une telle légitimité, c’est, selon lui, grâce à trois caractéristiques fondamentales: sa régularité (15 longs métrages par ans), sa visibilité (4 films marocains en tête du box office en 2006) et sa diversité à la fois thématique, esthétique et générationnelle.
 Films marocains premiers au box office
Le formidable engouement que nous connaissons à présent n’est pas non plus le fruit du hasard. Il est un héritage à la fois de la tradition cinéphilique du Maroc, de l'entêtement des pionniers du cinéma marocain. Mais surtout, il est la résultante d'une réelle politique publique. Le Royaume peut ainsi se vanter d'être parmi les rares pays au Monde à avoir su conserver son exception culturelle au delà de tous les accords de libre échanges signés. Il peut même se traguer, comme la France et la Corée du Sud, d'avoir ses films qui peuvent ainsi supplanter les super-productions américaines  en salle. Et le résultat est encourageant puisqu'aujourd'hui, les jeunes sont prêts à prendre la relève des pionniers qui leur ont transmis la passion du cinéma au delà des années de plomb.
 Après l'exception culturelle, l'exception pédagogique

Ces jeunes, c'est à eux que pense justement le Pr. Rachid Naim lorsqu'il veut engager d'avantage l'Université dans la construction du cinéma marocain. Car le cinéma, c'est la capacité de créer sa propre image de soi. Il s'agit donc de permettre à une vision marocaine d'exister parmi la diversité des points de vue que propose le cinéma mondial. 

Pour devenir un discours et un savoir, la création cinématographique doit être accompagnée par la réflexion épistémologique des chercheurs marocains. Ce sont eux qui pourront créer leur propres analyses sur leurs propres images. Ainsi, la vision que nous avons de nous-mêmes ne sera plus filtrée par le regard d'un Autre comme elle l'est aujourd'hui puisque le cinéma « non Occidental » fait l'objet de très peu d'études de la part de la communauté académique mondiale.

Si elles veulent se lancer sur cette piste de recherche, les facultés marocaines doivent avoir des outils. Elles ont besoin de réintroduire la culture cinéphilique mise à mal par la disparition à un rythme vertigineux des salles de projection. Elles ont aussi besoin de moyens. Et le Pr. Naim de plaider pour aller plus loin que l'exception culturelle, vers l'exception pédagogique, qui permettrait aux ciné-clubs académiques de sortir de l'illégalité en projetant des films exemptés de droits d'auteurs.

Afin de pouvoir « résister » dans le combat identitaire qui secoue aujourd'hui la planète globalisée, il faut un partenariat entre les décisionnaires académiques, les décisionnaires du cinéma, et les artistes afin que tous puissent devenir les maîtres de l'Image, de Notre Image!

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Adriana sera ce weekend à Safi !

12 Mai 2007, 03:00am

Publié par Naim

Adriana-sera-a-Safi-maroc.jpg

    Non, il ne s'agit pas de la belle Adriana Karembeu mais bien d'un paquebot de croisière qui va effectuer ce samedi 12 mai une escale inaugurale au port de Safi. A son bord, environ 300 touristes européens, majoritairement français, qui vont saisir l'occasion pour visiter les ruelles de la vieille médina et la colline des potiers de la cité portuaire. Le paquebot "Adriana" va être également le lieu dans lequel une convention pour le développement du tourisme de croisière à Safi sera signée entre le ministère du Tourisme, la Wilaya, la Commune et les professionnels du secteur. C'est un filon en or pour le développement de la destination safiote et l’essor du tourisme au Maroc par voie maritime. On souhaite alors bonne chance à Safi qui doit effacer ses déboires en matière de communication et de marketing territorial, et bon vent Adriana!

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Une sortie à la plage, ça vous dit ?

9 Mai 2007, 08:00am

Publié par Naim

la-plage-de-safi.jpg   
    Oui, vous avez bien lu le titre. Une sortie, samedi 12 mai, à la belle plage de Safi mais pas n'importe quelle sortie. C'est une sortie ludique mais également civique! Un collègue et ami, M. Elkalay, pour ne pas le citer, m'a proposé ce type de sortie avec d'autres collègues et, bien évidemment, nos étudiants. Vous vous demandez peut-être quel sera le type de civisme à exercer dans une plage. Eh bien, il s'agit du civisme le plus élémentaire: aider à nettoyer et faire un petit lifting à cette plage au sable doré. Attention, il ne faut pas imaginer la plage de la baie de Safi comme un rivage sale. En faisant ce geste symbolique, quelques professeurs et étudiants de la faculté polydisciplinaire de Safi donnent un signal fort à l'égard de la société: non, l'université ne sera plus jamais enfermée dans sa tour d'ivoire, se contemplant le nombril. Elle sera dorénavant active et ouverte à son milieu socio-culturel immédiat et lointain.
    C'est, d'ailleurs, l'une des missions de l'université: donner, parfois, quelques coups dans la fourmilière de l'immobilisme.

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Le monde académique fête le cinéma marocain à Safi

6 Mai 2007, 09:00am

Publié par Naim

Je vous livre, tel quel, cet article paru sur cet excellent blog qui a pour projet ambitieux, et non le moindre: dynamiser la vie culturelle à Safi.
Les "Deuxièmes Journées Cinématographiques" de Safi se tiendront les 7, 8 et 9 mai prochains à la Faculté Poly-disciplinaire sous le thème "Nouvelle Dynamique du Cinéma Marocain". Le concept est simple: 3 jours, 3 films et un programme 100% marocain comprenant une conférence, des ateliers et des rencontres avec des professionnels.

Pour la deuxième édition des journées cinématographiques, la Filière des Etudes Françaises a voulu mettre l'accent sur le cinéma marocain et son renouveau. Pour le Président du Département des Sciences Humaines, des Lettres et des Arts, le Pr. Rachid Naim, "C'est avant tout d'une rencontre entre les étudiants et leur cinéma dont il est question. Les jeunes Marocains et les Safiots en particuliers, ont perdu la culture du cinéma faute de salles. Ils connaissent sur le bout des doigts les dernières sorties américaines grâce aux DVD pirates, mais sont paradoxalement moins familiers de leur propre cinéma qui n'est visible qu'en salles ou bien plus tard à la télévision. Pourtant, l'intérêt est là et l'attente est grande de la part du jeune public pour un cinéma qui lui ressemble."

Et ce cinéma qui leur ressemble, qui nous ressemble, sera mis à l'honneur durant trois jours grâce à trois de ses meilleurs représentants, respectivement, Jilali Ferhati avec "La Plage des Enfants Perdus", Kamal Kamal avec "La Symphonie Marocaine", et Faouzi Bensaidi avec "Mille Mois". Un jour, un film, avec un arrêt sur image sur l'oeuvre et la carrière de Kamal Kamal qui sera présent le mardi 8 mai pour la projection de son film et qui participera par ailleurs à la conférence sur le thème de la "Nouvelle Dynamique du Cinéma Marocain" où il invitera les étudiants à connaître ce qui se passe de l'autre côté de la caméra pour un réalisateur marocain. La conférence du mardi sera également l'occasion pour la Faculté de Safi de se poser la question de la place du cinéma dans la société marocaine mais également au sein même du cursus universitaire. Une réflexion qui sera accompagnée par M. Mohammed Bakrim, représentant du Centre Cinématographique Marocain et critique de cinéma qui présentera sa vision du renouveau du cinéma marocain.

En outre, l'évènement de ces trois jours se veut académique tout autant qu'artistique. Dans ce but, deux ateliers sont proposés le mercredi 9 mai. Le premier sera consacré à l'analyse filmique, par ailleurs enseignées dans le programme des Etudes Françaises. En prenant pour support les courts métrages du réalisateur safiot Nour-Eddine Lakhmari, l'atelier tentera de disséquer l'écriture cinématographique et toutes ses composantes techniques et symboliques. Le second atelier permettra quant à lui aux étudiants de s'initier à l'écriture de scénario en présentant les principes fondateurs. Il sera aussi l'occasion de rencontrer une scripte safiote, Mme Leila Charadi, qui travailla notamment sur le film "Le Regard" de Lakhmari. Mme Charadi, en compagnie de Mme Virginie Dubois, sensibilisera les étudiants à la particularité de l'écriture cinématographique et au métier de scripte qui est la charnière entre scénario et tournage.

En organisant pour la seconde fois ces Journées du cinéma, la jeune Faculté Poly-disciplinaire de Safi affirme de plus en plus son désir d'être en contact avec la société dans laquelle elle vit et vers laquelle elle envoie la jeune génération. La nouvelle dynamique du cinéma marocain semble être contagieuse.

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Demandez le joli programme !

4 Mai 2007, 23:20pm

Publié par Naim

 Programme-journees-cinematographiques-de-safi.jpg

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Les 2ème Journées Cinématographiques de Safi

4 Mai 2007, 09:00am

Publié par Naim

affiche-des journées-cinématographiques-de-Safi.jpg

Surtout, ne dites pas après que vous n'étiez pas prévenus. A bientôt.

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Invitation

3 Mai 2007, 04:11am

Publié par Naim

Invitation-aux-journées-cinématographiques.jpg

Le programme détaillé sera mis en ligne très bientôt. A suivre !

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L'Afrique, condamnée à l'optimisme !

1 Mai 2007, 10:00am

Publié par Naim

AFRIQUE-VUE-DE-SATELLITE.jpg
    Notre discussion sur les élections marocaines et le devoir civique de s'inscrire dans les listes électorales (c'est jusqu'au 4 mai prochain) a dépassé largement le cadre local dans lequel elle devait initialement se dérouler. Il a même pris un accent continental. On y a parlé de vote pour les Marocains résidents à l'étranger (MRE). Dans un commentaire qui a suivi le billet, Larbi s'offusquait, non sans raison, du fait que le nouveau droit de vote était une combine étatique bizarre: les MRE peuvent s'inscrire sur les listes électorales mais le jour des élections, le 7 septembre, ils doivent se déplacer au Maroc pour voter !! Dans un autre commentaire, Latifa, une enseignante, m'a sommé gentiment de m'éloigner de la politique parce "qu'elle pue", en me taxant, au passage, de quelqu'un qui fait "une propagande gratuite pour les prochaines élections".
    On le voit, et ce n'est pas une surprise, les Marocain(e)s se sont désintéressés depuis longtemps du jeu politique. Les réactions sur ce billet sont unanimes: les jeunes, comme le reste de la population, sont déçus de la politique. Cette même déception est également ressentie dans d'autres contrées africaines. Suite à une petite interpellation de ma part, un blogueur sénégalais y a même consacré tout un billet expliquant les multiples raisons de son pessimisme. Cela nous donne une autre occasion de débattre et de penser que, justement, ce pessimisme n'est pas une option pour le continent africain.     Ici, en Afrique, nous sommes condamnés à être optimistes, au sens existentiel du terme. C'est notre devoir envers les générations futures, mais bien évidemment notre optimisme ne doit pas être une invitation à la résignation, c'est même un appel incessant au changement, voire à la révolution. Cette révolution, au sens le plus doux, ne peut naître qu'avec un optimisme enraciné dans les esprits, qui porte en son sein un idéal de changement. Le pessimisme, par contre, mène vers l'immobilisme et la perpétuelle complainte. Il devient par excellence une voie idéologique dans laquelle le présent est souvent dénigré en faveur d'un passé faussement idéalisé. Nouveau colonialisme, quand tu nous tiens ! La déception de certains jeunes marocains, par exemple, les pousse tout droit vers un nihilisme religieux et idéologique
(les attentats récents de Casablanca en sont la preuve) qui ne peut conduire que vers un suicide dénué de sens. Il y a une dynamique marocaine positive, minime certes, mais dans laquelle il faut s'inscrire. Et je crois réellement que cette dynamique positive, comme une boule de neige, ne peut que grossir au fur et à mesure, à une seule condition sine qua non: la nourrir d'optimisme rationnel.

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