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Martin Scorsese à Marrakech, un généreux donateur de leçons !

Publié le par Naim

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    Il  y a des évènements qui comptent dans la vie d'un cinéphile, comme voir un film rare ou assister à un tournage d'un film devenu célèbre... Mais assister à une leçon donnée par un maitre de cinéma qui s'appelle Martin Scorsese relève de la cerise cinéphilique sur le gâteau du 7ème art. Marty était au festival de Marrakech, un festival auquel il s'est habitué ces dernières années, pour donner une leçon destinée aux professionnels et aux étudiants en cinéma. Cette Master Class dirigée, avec maestria, par le critique et universitaire français Michel Ciment, était agrémentée de longs extraits de quelques uns de ses films comme Mean Streets, Taxi Driver, Alice Doesn't Live Here Anymore, The Last Waltz, New York New York, Last temptation of Christ, Kundun, Casino, et The Aviator.
   
    Passionné et passionnant, Scorsese, dont le débit rapide est légendaire, parle avec une sincérité non feinte. Même les anecdotes les plus ordinaires sur les tournages deviennent incroyablement intéressantes. On entre dans le secret de fabrication de ses chefs d'oeuvres. On a l'impression, illusoire certes, de connaitre enfin la recette magique de quelques unes de ses scènes mémorables: celle de Mean Streets où Harvey Keitel, blessé, est filmé sur un air d'opéra, celle de Good Fellas (Les Affranchis) où Joe Pesci amoche un type juste parce que ce dernier le trouvait drôle ! Ou encore celle dans The Aviator où le personnage joué par Leonardo DiCaprio refuse de « donner » une serviette à un handicapé dans les toilettes d'un restaurant de luxe.

   
    De sa relation particulière avec le Royaume du Maroc, le metteur en scène américain estime qu'il y était attaché avant même d'y avoir tourné La dernière Tentation du Christ. Un attachement profond puisque à travers sa caméra, le Maroc ira jusqu'à se transformer en Tibet dans Kundun. Chose étrange, mais accidentelle peut-être: ces deux productions tournées au Maroc sont les deux seules oeuvres considérées comme spirituelles par Scorsese. Cette impression est renforcée par son amour de la musique de Nass El Ghiwane, découverte dans Al Hal. Une musique qu'il a finalement utilisée, en accompagnement sonore, dans La dernière Tentation du Christ.

    La leçon de cinéma de Martin Scorsese à Marrakech était donc unique mais, à coup sûr, elle risque d'influencer des générations de futurs cinéastes marocains, présents dans cette salle ce jour-là.

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Stéphane 18/05/2008 09:39

Le plus grand réalisateur encore en vivant, ni plus ni moins. Les personnes présentes ont vraiment eu beaucoup de chance ! J'aurais bien aimé etre a leur place !

Naim 14/12/2007 23:43

Merci Said. Pour connaitre davantage, il faut venir à Marrakech ;-)

Said 14/12/2007 20:44

Salut!On désire vraiment connaitre davantage les sujets de tel billet. Tellement c'est bien dit.

Naim 12/12/2007 19:52

Merci Pénélope. Le plaisir est également de te recevoir sur cet espace.Désolé Carpe Diem. Le but était de faire partager ces petits moments de bonheur.Merci Lionne, je veillerai à faire le nécessaire.

Lionned'Atlas 12/12/2007 15:46

Merci pour ce compte rendu! Peut être qu'un jour trouvera tu le temps de nous raconter plus en détail cette rencontre mémorable. Par avance merci.

Carpe Diem 12/12/2007 09:51

Tu le racontes tellement bien qu'on en sent une "tbouricha de lham" ;o)

Pénélope 12/12/2007 09:29

Je comprends que Scorsese ait envie de spiritualité au Maroc. J'ai rencontré la mienne dans ce beau et profond pays. Pour les générations futures de cinéastes, ce doit être un beau cadeau que d'entendre parler un Maître.J'ai toujours autant de plaisir à passer chez toi.Bises Penny