Jerry Lampen, The Netherlands, Reuters. First Prize General News Singles, World Press Freedom Day 2004
La nouvelle année 2008 est déjà bien entamée. Mais une impression désagréable de déjà-vu est déjà répercutée dans les journaux et sur les écrans de
télévision. Le Palestinien se fait toujours exterminer. Bombardements réguliers, liquidations ciblées quotidiennes, guet-apens tendus aux chefs résistants, bouclages de territoires, etc.
Israël varie les moyens mais le but reste toujours le même: enlever toute velléité de résistance au peuple palestinien. Depuis le 17 janvier dernier, avec des raids quotidiens meurtriers, toute
la bande de Gaza est soumise à un blocus presque total provoquant l'interruption de l'électricité
sur tout le territoire. Selon ses dires, l'Etat hébreu se venge des tirs des roquettes palestiniennes d'Al-Kasam. Cependant, il recourt à un châtiment collectif arbitraire puisqu'il ne distingue
pas entre les cibles militaires et civiles.
Le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'Homme dans les territoires occupés, John Dugard, a dénoncé également samedi dernier
ces crimes de guerre "lâches" commis par Israël
dans la bande de Gaza. Bien évidemment, ce n'est pas la première fois ni, malheureusement la dernière, où Israël exhibe et utilise sa machinerie guerrière ultra-sophistiquée face à un peuple
palestinien meurtri, éreinté et divisé. Mais ces dernières années, le monde éprouve de moins en moins de sympathie pour le drame palestinien, sentiment apparu avec le vide laissé par la mort du
leader charismatique Yasser Arafat et renforcé par le coup d'état du Hamas à Gaza. Laissés à leur triste sort, les Palestiniens affrontent désormais l'occupation
israélienne sans aucun appui international. Décidément, tragédie de la seconde moitié du 20ème siècle, la question palestinienne le sera également au 21ème siècle.
Par Naim
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Mercredi 5 septembre 2007
A un jour des élections législatives marocaines du 7 septembre, une question existentielle se pose: voter ou ne pas voter? Une
question déjà posée dans un billet précédent, et qui me paraît encore plus urgente aujourd'hui.
A l'approche de chaque élection, l'Etat et les partis politiques marocains se trouvent devant l'épineux problème du désintérêt, sans cesse croissant, des électeurs. Ces jours-ci, les
campagnes de la presse et des médias audio-visuels, et parfois même des voitures communales à hauts parleurs, appellent les citoyens à s'inscrire sur les listes
électorales.
Les arguments des abstentionnistes ne manquent pas de vérité: échec des politiques, impuissance des élus, vols dans les caisses
publiques (CNSS, CIH, ...) etc. Mais, ne pas voter ne rendrait-il pas les choses encore plus graves? Par notre silence, ne serait-on pas coupables de complicité passive? Au delà de notre devoir
civique de voter, le fait de ne pas participer au jeu électoral ouvre la porte aux personnes corrompues. Celles-ci voient, justement, dans ces élections la plus belle des manières pour
s'enrichir et se protéger, grâce notamment à l'immunité offerte par le précieux billet parlementaire. Ne pas voter est également une grave insulte à ceux qui ont donné leurs vies pour nous
garantir ce droit précieux de vote. Certes, aucune démocratie n'est parfaite mais ne pas y participer la rendrait, à coup sûr, encore plus faible et fragile.
Voter c'est au moins essayer de changer et d'améliorer les choses. Mais, si, par hasard, vous estimez que tout est parfait dans notre cher Royaume, alors surtout ne changez rien !!
Par Naim
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