Mercredi 5 septembre 2007
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A un jour des élections législatives marocaines du 7 septembre, une question existentielle se pose: voter ou ne pas voter? Une
question déjà posée dans un billet précédent, et qui me paraît encore plus urgente aujourd'hui.
A l'approche de chaque élection, l'Etat et les partis politiques marocains se trouvent devant l'épineux problème du désintérêt, sans cesse croissant, des électeurs. Ces jours-ci, les
campagnes de la presse et des médias audio-visuels, et parfois même des voitures communales à hauts parleurs, appellent les citoyens à s'inscrire sur les listes
électorales.
Les arguments des abstentionnistes ne manquent pas de vérité: échec des politiques, impuissance des élus, vols dans les caisses
publiques (CNSS, CIH, ...) etc. Mais, ne pas voter ne rendrait-il pas les choses encore plus graves? Par notre silence, ne serait-on pas coupables de complicité passive? Au delà de notre devoir
civique de voter, le fait de ne pas participer au jeu électoral ouvre la porte aux personnes corrompues. Celles-ci voient, justement, dans ces élections la plus belle des manières pour
s'enrichir et se protéger, grâce notamment à l'immunité offerte par le précieux billet parlementaire. Ne pas voter est également une grave insulte à ceux qui ont donné leurs vies pour nous
garantir ce droit précieux de vote. Certes, aucune démocratie n'est parfaite mais ne pas y participer la rendrait, à coup sûr, encore plus faible et fragile.
Voter c'est au moins essayer de changer et d'améliorer les choses. Mais, si, par hasard, vous estimez que tout est parfait dans notre cher Royaume, alors surtout ne changez rien !!
Par Naim
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Publié dans : Politique
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