Samedi 7 juillet
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Le Tour de France est lancé à Londres! Les meilleures équipes cyclistes du
monde y sont représentées. Et pour cause, le Tour est le plus grand événement cycliste international, sportif et lucratif. Mais cette année, chose incroyable, le Tour commence sans qu'on sache
précisément qui avait gagné l'année passée. Le dossard n°1 ne sera en effet pas attribué: le vainqueur officiel de l'édition passée, Floyd Landis, pris en flagrant délit de dopage puisqu'il était contrôlé et les deux échantillons A et B se sont révélés positifs à la testostérone est toujours dans les tribunaux.
Mais au delà de l'aspect sportif longtemps relégué à l'arrière plan, la Grande Boucle semble être un concours de firmes pharmaceutiques qui, clandestinement, testent leurs
produits sur des cobayes volontaires. Et les volontaires, il y en a! L'affaire Puerto (qui rejoint l'affaire Balco dans une autre discipline) l'a largement démontré. Dans une course effrénée
vers l'exploit sportif, médiatisé à outrance par des chaînes de télévision avides d'audimat et de recettes publicitaires, les coureurs se sont, depuis longtemps, transformés en chevaux de course
"gonflés" à bloc pour le grand spectacle. The Show must go on, disent les Américains et ce spectacle là risque encore de continuer. Le cyclisme, comme le football américain, l'athlétisme ou
encore les courses hippiques, risque de devenir de plus en plus un sport infesté de stéroïdes et procédés anabolisants (l'Ephédrine, EPO, dopage sanguin ...) difficiles à déceler. Car et sans paraître caricatural, les
cyclistes professionnels n'ont pas que les meilleurs produits dopants mais surtout les meilleurs produits masquants. Et quand quelqu'un tombe dans un contrôle anti-dopage, tout le monde
feint l'offusqué alors que les révélations tardives d'ex champions cyclistes se suivent: Bjarne Riis, vainqueur danois de la Grande Boucle 1996, l'Allemand Erik Zabel, six fois vainqueur du
classement du meilleur sprinteur du Tour. La liste est encore longue, trop longue pour être citée dans cet espace.
Tous dopés alors? Sûrement pas. Enfin, nous l'espérons. Mais ce qui est sûr, c'est que nous vivons, comme le dit justement Eric Collier dans le Monde, une certaine banalisation du dopage et de la fraude, allant de la triche aux examens à la tromperie dans les
exploits sportifs.
Par Naim
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Publié dans : Divers
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