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Le blog du professeur universitaire R. Naim est d'abord un espace LIBRE. Espace d'opinions et de débats entre un professeur et ses étudiants, entre un citoyen et ses semblables, entre un homme et ses congénères...
C'est un secret de polichinelle: les Marocains fument beaucoup. Trop. Mais ces chiffres astronomiques font frissonner. Ils fument environ 14,4 milliards de cigarettes par an. Le Royaume du
Maroc se classe même parmi les cinq premiers pays qui consomment le plus de tabac au monde. Altadis, le fabriquant espagnol
cigarettes qui possède le monopole de ce commerce au Maroc, se frotte naturellement les mains et se félicite de cette "évolution positive". Altadis confirme ainsi "les bons résultats
enregistrés au premier semestre". On le voit, le chiffre d'affaires du cigarettier espagnol augmente encore et encore. Les cancers des Marocains également.
Mais que fait donc l'Etat? Entre l'obligation morale de sauver la vie de ses citoyens et les 7 milliards de dirhams de taxes qui reviennent au Trésor, le gouvernement devra
trancher et s'inscrire sérieusement dans la logique mondiale de la lutte contre le tabac. Rappelons que le Royaume a signé la convention cadre de lutte anti-tabac (CCLAT) en 2003, mais ne l'a pas encore ratifiée! En plus des campagnes actuelles, timides et frileuses, contre le tabagisme, l'Etat devra concentrer ses efforts sur les jeunes, la catégorie sociale la plus touchée par ce
fléau. Le Maroc doit obliger également Altadis à alléger ses cigarettes en teneur en goudrons et nicotine, principal agent de dépendance chez les fumeurs. Il devra veiller, enfin
devons-nous dire, à l'application de l'interdiction de fumer dans les lieux publics dont les cafés et restaurants, souvent infestés de fumée au Maroc, et constituant la principale source du
tabagisme passif. A bon entendeur...
C'est finalement la ville sud-coréenne de Yeosu qui a été choisie pour accueillir l'Exposition internationale de 2012. Au premier tour de scrutin, Yeosu a recueilli 68 voix, Tanger 59 et Wroclaw 13, a annoncé le président du
Bureau international des expositions (BIE), Wu Jianmin. La majorité des deux tiers étant nécessaire pour être élu, un second tour a été organisé, et Yeosu a obtenu 77 voix contre 63 à
Tanger.
Soulignant le lobbying de la Corée du Sud ces derniers mois, un délégué africain a résumé toute la situation: "le coeur de beaucoup de délégués battait pour le Maroc, car
cela aurait été la première fois qu'une expo aurait été organisée en Afrique, mais le réalisme l'a emporté." Une nouvelle fois, le Maroc, pourtant favori, est battu dans une course à l'organisation d'un événement à portée internationale. Après, bien sûr,
l'organisation de la coupe du monde 2010, finalement attribuée à l'Afrique du Sud. Au lieu de crier au complot et blâmer les autres, il faut féliciter Yeosu. Tanger a eu un excellent dossier mais
les villes sud-coréennes possédent une longue expérience (Séoul a organisé, ne l'oublions pas, les Jeux Olympiques). Face à cet autre revers, il faut sans cesse rappeler que le risque était connu
d'avance et que l'échec est toujours une option dans ce genre d'entreprises. Cependant le Royaume du Maroc a clairement besoin d'événements fédérateurs qui peuvent accompagner les grands
chantiers de développement commencés il y a quelques années. Les Marocains, certes battus, ne devront pas être abattus. L'Expo 2014 ou une autre coupe du monde peut encore leur tendre les
bras.
C'est aujourd'hui que le Bureau International des Expositions
va désigner la ville qui devra organiser l'Exposition internationale de 2012. Tanger
est candidate avec deux autres villes, la polonaise Wroclaw et la sud-coréenne Yeosu. La mobilisation marocaine est totale puisque l'Expo est vue du côté
tangérois et marocain comme un chantier qui s'ajoute à la liste des longs chantiers dont regorge actuellement le Royaume. Cette candidature est appuyée par un grand comité d'organisation présidé
par Federico Mayor, l'ex-directeur général de l'UNESCO et qui compte parmi ses membres des personnalités illustres comme Boutros Boutros Ghali, l'ex-secrétaire général des Nations Unies. Si Tanger est choisie, elle sera la première ville arabe, musulmane et africaine à
organiser une telle exposition. Tout un symbole. et la
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Le titre est provocateur certes, mais à voir la marée rouge qui animait le Stade de France ce vendredi 16 novembre lors de la belle
rencontre France-Maroc, on se croirait à Casablanca. L'ambiance était au rendez-vous. Elle n'était même pas gâchée par les quelques sifflets entendus pendant la Marseillaise, l'hymne national
français. L'hymne marocain, quant à lui, était chanté en choeur par le public, acquis à la cause marocaine, et les Gospel Kids, une
chorale d'enfants français âgés de 5 à 14 ans venus de Mulhouse et de Strasbourg. Comme le montre cette vidéo glanée chez un ami blogueur, le Berceaudes hommes libres ( منبت الأحرار ) ainsi chanté et dans
cette ambiance de joie et de tolérance, est très impressionnant. L'hymne national marocain n'a jamais été aussi émouvant. Un beau moment.
Après la grande manifestation réussie du "Grand Tagine de Safi", en 1999, la station balnéaire Sidi Bouzid organisera cet évènement dans
le but est la promotion de la ville de Safi et du savoir-faire culinaire ainsi faire connaître à l'échelle nationale et internationale ces jeunes artistes talentueux safiots. En effet, la ville
de Safi aspire à entrer, une nouvelle fois, par le biais de cet événement, dans le livre Guinness des records.
Le plus grand méchoui "Dromadaire à la broche" sera réalisé par le maître rôtisseur Christian Falco, Français, conseiller culinaire, 6 fois cité au "Guinness Book Of Records".
Le dromadaire (3ans, 550 kg ) à la broche sera son 7e record mondial et son 1er au Maroc. Le maître rôtisseur se chargera de rôtir selon la formule traditionnelle du méchoui à la broche sur les
braises d'un feu de bois (une tonne et demie de bois d'olivier). La durée de cuisson variera de 12 à 15 heures. Pendant la cuisson, des festivités seront organisées avec la participation de
plusieurs troupes folkloriques locales et groupes de chanteurs. Les organisateurs prévoient la présence d'une commission artistique représentant le livre Guinness pour inscrire cet événement dans
ce livre des records.
Autre évènement, une journée plein air au "village du poisson", le Maître Rôtisseur Christian Falco cuisinera un grand poisson à la broche de 70 kg et une Paella géante. Le but
de ce second évènement est la revalorisation de ce site (le village du poisson) qui a été œuvré par l'INDH, est convoité tant par les nationaux que les étrangers, toutes souches confondues.
El Mehdi Slaoui, un des jeunes travaillant dans le secteur de la restauration à Safi à l'origine de cette initiative, a affirmé que cet événement a pour objectif de "consacrer
Safi ville des records et de contribuer à l'activité touristique de la ville, une façade touristique prometteuse" du Maroc. Cette initiative vise, également, a précise M. Slaoui, la promotion de
l'excellente gastronomie de Safi et l'aplanissement du terrain pour le lancement d'initiatives similaires.
Les Safiots souhaitent cette semaine, du mercredi 14 au vendredi 23 novembre à 19h, la bienvenue au cinéma européen. Comme chaque année depuis 17 ans, l'Europe
montre en effet la richesse de ses productions cinématographiques les plus récentes au cinéma l'Atlantide.
Organisée par la Délégation de la Commissioneuropéenne, la semaine du film européen est souvent le moyen par lequel les cinéphiles marocains jaugent et jugent la qualité de ce cinéma très diversifié, offrant de temps
en temps de vraies perles cinématographiques. Ainsi, après les beaux films Nuovomondo (Golden Door) de l'Italien Emanuele Crialese et Volver de l'Espagnol Pedro Almodovar, programmés l'année passée, le public
safiot aura rendez-vous cette année avec la Palme d'Or cannoise 4 mois, 3 semaines et 2
jours du roumain Cristian Mungiu, La
Fille coupée en deux le dernier Claude Chabrol, De l'Autre Côté du Turco-allemand Fatih Akin
ou encore The Black Book, le
dernier opus du Néerlandais Paul Verhooven, le plus hollywoodien des réalisateurs européens, puisqu'il revient en Europe après sa longue série de succès américains: Total Recall, Basic Instinct,
Starship Troopers, Hollow Man, etc.
Voici le synopsis et le programme détaillé de tous les films projetés lors de ce mini-festival du cinéma européen, tel qu'il a été
annoncé dans l'Agenda culturel de Safi.
Mercredi 14 nov Becoming Jane / Grande-Bretagne, USA / Julian Jarrold Court-métrage : Voyage au boutdu Monde
Contre toute attente, vu l'excellence des relations maroco-espagnoles, le roi espagnol Juan Carlos commence aujourd'hui une visite
officielle de Ceuta et Melilla, deux villes situées au nord du Maroc et
occupées par l'Espagne depuis cinq siècles. C'est la première fois que l'actuel roi d'Espagne y met les pieds. La dernière visite officielle d’un monarque espagnol remonte à 1927, quand le
grand-père de Juan Carlos, Alphonse XIII, s’y était rendu.
Le timing de ce voyage n'est pas anodin puisque le Royaume du Maroc célèbre ces jours-ci le 32ème anniversaire de la marche verte,
évènement symbolique par lequel le Maroc a récupéré son sahara qui était occupé par...l'Espagne. Par ce geste déplacé, cette dernière essaie d'instaurer un fait accompli colonial. A l'approche
des élections législatives espagnoles, José Luis Rodriguez Zapatero et son parti socialiste
jouent la carte de la fibre nationaliste en obligeant Juan Carlos à effectuer la visite officielle. Voilà une initiative que le Parti populaire n'a jamais réussi à faire, et bien évidemment ne peut
jamais critiquer !
Aussi surprenant que cela puisse paraître, la réaction du Maroc a été, cette fois-ci, très vigoureuse: le rappel de l'ambassadeur à
Madrid, et l'envoi de communiqués vifs de la part du gouvernement. Les parlementaires s'y sont mis également puisqu'ils organisent un sit-in devant l'ambassade d'Espagne et une séance plénière
sera même consacrée à cette visite. La séance sera marquée par des interventions du Premier ministre, des présidents de groupes parlementaires et des représentants des formations
politiques.
Cependant, soyons réalistes! Si le Royaume du Maroc a plusieurs cartes à jouer (pêche, émigration, liens économiques...), sa marge de
manœuvre reste très limitée. Les négociations entre le Maroc et le Polisario sont toujours dans un tunnel et l'Espagne peut encore jouer un rôle. Le Maroc marque donc le coup en attendant d'être
en mesure de demander solennellement la libération de Sebta, Melillia et les îles méditerranéennes devant la quatrième Commission des Nations
Unies, spécialisée dans les affaires de décolonisation, et pourquoi pas, la Cour Internationale de Justice.
C'est l'une des questions qui a circulé le plus auprès des Marocains après l'annonce de ce faramineux contrat. L'humour marocain, très
fertile dans ce genre d'occasions, a sorti le vieux dicton: "Pauvre dénudé, de quoi as-tu besoin? D'une bague, mon seigneur!"
D'aucuns pensent que le Royaume a acheté le Train français à Grande Vitesse pour le prestige de la fameuse phrase: "Premier pays arabe et africain à avoir le TGV..." D'autres
pensent que ce genre d'achats est inutile et non prioritaire vu la somme des chantiers qui attendent le Maroc: chômage, état des hôpitaux, délabrement de l'enseignement... Dans le magazine
économique Challenges, Pascal Boniface, directeur de l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques, estime que le choix du Maroc d'acquérir "son"
TGV "n'est pas une lubie mais un pari raisonnable". Il explique que finalement ce gros investissement de la part du Maroc peut se révéler même bénéfique pour sa santé économique,
à long terme bien évidemment. Il aura, ajoute le directeur de l'IRIS, "des répercussions concrètes en termes d'emploi et d'aménagement du territoire. Ainsi, le choix de passer au ferroviaire
rapide est judicieux aussi bien en termes de modernisation du pays qu'en termes de développement durable."
Malgré la justesse de ce point de vue strictement économique, on peut toujours se demander si l'Office National des Chemins de
Fer ne doit pas d'abord doubler toutes les voies ferroviaires existantes et en construire d'autres avant de se lancer dans le pari TGV. A moins que l'ONCF ne soit capable de réaliser tout
cela !
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