Cinéma

Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /2007 16:00
    La 9ème édition du Festival National du Film (FNF) se déroule du 18 au 27 octobre à Tanger à l'initiative du Centre Cinématographique Marocain (CCM). Elle met en compétition des oeuvres marocaines, produites entre décembre 2005 et septembre 2007. Celles-ci sont réparties en deux catégories: courts-métrages et longs-métrages.  Moroccofilm.png

    Devant l'explosion de la production de courts-métrages ces deux dernières années, une commission a dû opérer une présélection parmi plus d'une centaine de films proposés. Au final, 28 courts ont été admis en compétition. La plupart ont déjà été remarqués par les festivals internationaux comme la Mostra de Venise, le Festival d'Ismaïlia ou l'incontournable Festival du Court Métrage Méditerranéen de Tanger. C'est au réalisateur marocain Kamal Kamal que reviendra la tâche de les départager en tant que président du jury des courts-métrages.

festival-du-film.jpg    Du côté des 25 longs-métrages, la sélection est riche. Le Festival accueillera tous les styles et toutes les générations de réalisateurs. Entre les jeunes loups virtuoses comme Bensaïdi ou les Frères Noury et les "anciens" Chraïbi, Oualad Sayed et autres Benjelloun ou Lahlou, en passant par tous ceux qui présentent leur premier long.... le jury composé d'artistes nationaux et des cinéastes internationaux
aura du pain sur la planche.   

 


    Notons qu'à côté de la compétition officielle, des rencontres, des tables rondes autour des films sélectionnés, des expositions et des projections sont également prévues. 

   Sélection longs-métrages

 

- "Wake up Morocco" de Narjiss Nejjar.

- "Argane" de Hassan Ghanja.

- "Yassmine et les hommes" de Abdelkader Lagtaa.

- "Le jeu de l'amour" de Driss Chouika.

- "Les anges de Satan" de Ahmed Boulane.

- "Parfum de mer" de Abdelhay Laraki.

- "Les coeurs brûlés" de Ahmed Maanouni.

- "Nancy et le monstre" de Mahmoud Frites.

- "Il était une fois, il était deux fois" de Bachir Skirej.

- "Moroccan dream" de Jamal Belmejdoub.

- "Le vélo" de Hamid Faridi.

- "La beauté éparpillée" de Lahcen Zinoun.

- "Tissé de main et d'étoffe" de Omar Chraïbi.

- "Abdou chez les Almohades" de Saïd Naciri.

- "Real premonition" de Ahmed Ziad.

- "Deux femmes sur la route" de Farida Bourquia.

- "Où vas-tu Moshé ?" de Hassan Benjelloun.

- "Tabite or not tabite" de Nabyl Lahlou.

- "What a Wonderful World" de Faouzi Bensaïdi.

- "Tilila" de Mohamed Mernich.

- "Heaven's doors" de Imad et Souheil Noury.

- "En attendant Pasolini de Daoud Oulad Sayed.

- "Islamour" de Saad Chraïbi.

- "Les jardins de Samira" de Latif Lahlou.

- "Adieu Mères" de Mohamed Ismaïl.

 

 

   Selection courts-métrages : 

 

- "Rendez-vous à Volubilis" de Alaoui Mharzi.

- "Dog day" de Ali Tahiri.

- "Caméléon" de Mustafa Ziraoui.

- "Les yeux du coeur" de Mohamed Ben Souda.

- "E-love" de Nabyl Rami.

- "Le dernier cri" de Hamid Basket.

- "Caïn et Abel" de Y. Reggab et H. Ichaab.

- "Vois-moi" de Omar Moulduira.

- "Une journée pas comme les autres" de Jamal Amiri.

- "Shift+supp" de Jihane Behar.

- "Mannequin" de Bousselham Daïf.

- "Mia drial" de Fouad Souiba.

- "Le prince d'Ourzazate" de Fouad Chella.

- "Et la vie continue" de Leila Triqui.

- "Fin de mois" de Mohamed Mouftakir.

- "Poteau" de Imane Douayou.

- " Fenêtre" de Kamal Derkaoui.

- "Pour homme, pour femme" de Hassan Hammouch.

- "30 ans" de Cherif Tribak.

- "Fin de partie" de Ali Mouaddine.

- "Chambra" de Rachid Cheikh.

- "Départ" de Naoufal Berraoui.

- "Goutte à goutte"de Rachid Zaki.

- "Le défunt" de Rachid Elouali.

- "Centre d'accueil" de Youssef Britel.

- "Tes cheveux noirs Ihssane" de Tala Hadid.

- "Clin d'oeil" de Driss Drissi.

- "Une jeune femme et l'Instit" de Mohamed Nadif.

  Avec l'aimable autorisation de Cinemasfi, l'Agenda culturel de Safi.

 
Par Naim - Publié dans : Cinéma
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Mardi 18 septembre 2007 2 18 /09 /2007 09:00
Youness-migri-symphonie-marocaine.jpg Tous les mardi à 21h15 GMT durant ce mois de Ramadan, la chaine marocaine 2M propose une programmation 100% Maroc. De bons, de très bons films au programme...

Les spectateurs qui avaient assisté à l'édition 2006 du Festival des Lumières de Safi vous le diront, les films des trois prochaines semaines sont d'un excellent cru. La Symphonie Marocaine de Kamal Kamal, L'Enfant Endormi  de Yasmine Kassari et Le Grand Voyage d'Ismaël Ferroukhi étaient en effet en compétition pour l'Osfour d'Or 2006. C'est finalement Kamal Kamal qui emporta le prix du meilleur film tandis que Mounia Osfour, la petite fille du cinéaste pionnier feu Mohammed Osfour, s'emparait du prix d'interprétation féminine pour son premier rôle dans L'Enfant Endormi. Quant au Grand Voyage, il repartit avec le prix de la critique. 

Trois oeuvres majeures
Il s'agit là de trois oeuvres majeures du cinéma marocain. L'Enfant Endormi et Le Grand Voyage ont reçu de nombreux prix et été invités dans les plus grands festivals internationaux. Quant à La Symphonie Marocaine a longtemps été l'espoir du CCM pour les Oscars. Espoir déçu mais beau succès national puisque le film a tout simplement été le numéro 2 au box-office marocain en 2006. Une chance que n'ont pas eu Kassari et Ferroukhi qui ont souffert d'un grave problème distribution de leurs longs métrages sur le territoire national. La projection télévisée de leurs oeuvres a d'ailleurs longtemps été mise en question par les réalisateurs eux-mêmes. En effet, plus d'un an après leur sortie, leurs deux films n'étaient toujours pas passé en salle au Maroc, en dehors des Festivals. 
Voilà qui nous fait réfléchir une fois de plus sur le besoin de redynamiser le cinéma en salle. De trop nombreuses villes, comme celle de Safi, n'ont en effet plus de salles dignes de ce nom. Il ne faudrait donc pas que la diffusion télévisée nous fasse oublier le média original qu'est le cinéma sur grand écran. 

Ceci étant dit, 2M offre une chance à ne pas laisser passer pour le public marocain de voir ou revoir ces films.  Vous êtes donc prévenus!
Enfant-endormi.jpg
Billet emprunté de  l'excellent Agenda culturel de Safi.
Par Naim - Publié dans : Cinéma
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Lundi 13 août 2007 1 13 /08 /2007 12:00

Nour-Eddine-Lakhmari.JPGLe réalisateur  Nour-Eddine Lakhmari est de retour dans sa ville natale pour y tourner le quatrième opus de la saga policière "El Kadia".

Epuisé par la post-production de "El Kadia 3" et de Casa Negra, Nour-Eddine Lakhmari est arrivé à Safi la semaine passée pour y filmer l'épisode suivant. Les épisodes 2,
3 et 4 doivent en effet être bouclés pour le prochain ramadan pour leur diffusion sur 2M, la deuxième chaîne de télévision marocaine. C'est donc la course contre la montre.

Le choix de Safi s'est imposé au réalisateur car c'est la ville de ses origines. Il y revient donc comme pour "Le Regard", son premier long métrage, tourné dans la cité atlantique. Pour ce safiot, c'est l'occasion de lancer un cri en faveur de cet endroit qu'il aime tant. Genre policier oblige, c'est dans les dossiers sombres de la ville que nous plonge ce téléfilm. Lakhmari nous offre donc la vision d'une ville magnifique au destin maudit dans une histoire digne d'une enquête du célèbre commissaire Maigret.


Le pitch:

L'inspecteur Hajjami, brillante femme flic de la police scientifique, est à la recherche des assassins d'un pêcheur et syndicaliste safiot. Son enquête l'emmène rapidement loin du port et lui fait découvrir le petit monde des notables de la ville dont beaucoup ont dans leurs tiroirs de lourds secrets.

Trois tournages en un an à Safi

"El Kadia 4" est le troisième film tourné à Safi cette année après "Karboucha ou Ma Ydoum Hal
" de Hamid Zoughi et le premier téléfilm de Nawfel Barraoui, un jeune réalisateur safiot (un de plus!).

Billet publié dans Cinemasfi, l'agenda culturel de Safi.
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Jeudi 19 juillet 2007 4 19 /07 /2007 09:00
 
    Après le billet Ode à la femme et l'Art, il est temps de rendre hommage au septième art qui a su exprimer un amour constant pour la femme. Sur la Sarabande lancinante de Jean Sébastien Bach, et grâce à un beau morphing (fait par le même auteur que le premier),  nous découvrons les actrices les plus célèbres mais également les plus belles. Elles viennent essentiellement de Hollywood mais on y trouve pas mal d'actrices françaises, anglaises et italiennes. C'est dommage de ne pas voir de belles actrices arabes telles que Faten Hamama, Chadia, Asmahan, Najlae Fathi, Raghda, Souad Houssni... magnifiées de la sorte dans une autre vidéo. Avis aux experts en morphing!
    Pour celles et ceux qui n'ont pas reconnu les actrices mises en scènes dans cette vidéo, voilà, dans l'ordre, la liste complète :
 
Mary Pickford, Lillian Gish, Gloria Swanson, Marlene Dietrich, Norma Shearer, Ruth Chatterton, Jean Harlow, Katharine Hepburn, Carole Lombard, Bette Davis, Greta Garbo, Barbara Stanwyck, Vivien Leigh, Greer Garson, Hedy Lamarr, Rita Hayworth, Gene Tierney, Olivia de Havilland, Ingrid Bergman, Joan Crawford, Ginger Rogers, Loretta Young, Deborah Kerr, Judy Garland, Anne Baxter, Lauren Bacall, Susan Hayward, Ava Gardner, Marilyn Monroe, Grace Kelly, Lana Turner, Elizabeth Taylor, Kim Novak, Audrey Hepburn, Dorothy Dandridge, Shirley MacLaine, Natalie Wood, Rita Moreno, Janet Leigh, Brigitte Bardot, Sophia Loren, Ann Margret, Julie Andrews, Raquel Welch, Tuesday Weld, Jane Fonda, Julie Christie, Faye Dunaway, Catherine Deneuve, Jacqueline Bisset, Candice Bergen, Isabella Rossellini, Diane Keaton, Goldie Hawn, Meryl Streep, Susan Sarandon, Jessica Lange, Michelle Pfeiffer, Sigourney Weaver, Kathleen Turner, Holly Hunter, Jodie Foster, Angela Bassett, Demi Moore, Sharon Stone, Meg Ryan, Julia Roberts, Salma Hayek, Sandra Bullock, Julianne Moore, Diane Lane, Nicole Kidman, Catherine Zeta-Jones, Angelina Jolie, Charlize Theron, Reese Witherspoon, Halle Berry...

 

 
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Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /2007 09:00

azur-et-asmar-copie-1.jpg
    Comme annoncé hier, voici le programme des trois jours de dessins animés qui nous sont offerts par l'Institut Français de Meknès et son Festival du dessin animé. Cela se passe
du 13 au 15 juin 2007 à Safi, au cinéma Atlantide, et c'est organisé par l'Alliance Franco-Marocaine.

 "Fabuleuses Fabulettes" - 13 juin 10h00
"Azur et Asmar" - 13 juin 16h00 et 18h30
"Astérix et les Vikings" - 14 juin 10h00 et 18h30
"U" - 14 juin 16h00
"Le petit monde de Bahador" - 15 juin 10h00
"Souris City" - 15 juin 16h00 et 18h30

    Pour plus de détails sur ces films, cliquez ici
Pour tous renseignements complémentaires, contactez directement l'AFMS.
    Rappelons que l'AFMS organise également un ciné-club et divers évènements culturels dont vous pouvez consulter le programme en cliquant ici.


     Ce texte est publié par Cinemasfi, l'agenda culturel de Safi.

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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /2007 22:30

ocelot.jpgLe "Festival International du Cinéma d'Animation de Meknès" (FICAM) qui s'est clôturé en mai dernier sera à Safi du 13 au 15 juin prochains. Un évènement programmé par l'Alliance Franco-Marocaine de Safi qui connaît un nouveau dynamisme avec un programme riche en dessins animés de mai à juillet.

Au programme des trois jours "FICAM" de Safi, des films longs et courts venus notamment d'Europe, des Etats-Unis et d'Iran. Six projections attendent un public enfantin dont les tout petits-bouts de deux et trois ans. L'évènement se tiendra au Cinéma Atlantide.

« Azur et Asmar » de Michel Ocelot (durée 1h39, tout public): Dans un château européen du Moyen-Age vivent deux amis, deux frères de lait. Azur, blond aux yeux bleus, fils du châtelain, et Asmar, brun aux yeux noirs, fils de la nourrice. Pourtant un jour, les enfants sont séparés brutalement. Cependant, Azur ne peut oublier la légende de la Fée des Djins que lui racontait sa nourrice. Devenu grand, il part donc à sa recherche au coeur de l'ancienne Arabie et retrouve Asmar qui mène la même quête. Rivalisant d'audace, ils iront à la découverte de terres magiques, recelant autant de dangers que de merveilles...

« Astérix et les Vikings » de S. Fjeldmark et J. Moller (durée: 1h18, tout public): Astérix et Obélix sont chargés par le chef du village de s'occuper de Goudurix, son neveu. Ils doivent faire un homme de cet ado prétentieux venu de la capitale. Or Goudurix se révèle être un vrai froussard. Les choses s'enveniment quand les Vikings débarquent en Gaule, décidés à trouver un "champion de la peur" qui pourra, comme l'a promis leur mage, leur apprendre à voler. Selon eux, "la peur donne des ailes" et ils veulent que Goudurix devienne leur mentor...

« U »
de G. Solotareff et S. Ellisalde, (durée: 1h15, tout public): Une licorne prénommée U vient au secours de Mona, une petite fille désespérée par la cruauté de ses parents adoptifs. Le temps passe, Mona grandit et se transforme en une jolie adolescente rêveuse et très préoccupée par son aspect physique. Un jour débarquent dans ce pays imaginaire les membres d'une famille de bruyants et loufoques musiciens et, parmi eux, le charmeur Kulka.

« Souris City » de Aarman Animation, (durée: 1h28, tout public) : Roddy est un rat des beaux quartiers qui après un accident, se retrouve dans les égouts! Dans cet univers, Roddy fait la connaissance de Rita, une dynamique fouille-poubelles. Pressé de retrouver sa belle vie, Roddy requiert ses service, mais Rita insiste pour être payée d'avance, et il n'en a pas les moyens. Ses ennuis ne font d'ailleurs que commencer, car l'infâme Crapaud, qui hait tous les rongeurs, veut "avoir leur peau".

« Le petit monde de Bahador », 3 films d'animation iraniens (durée: 0h55, tout public à partir de 3 ans) :  « Rentrons chez nous » de Behzard Farat, « Compagnon » de Ali Asgharzadeh et « Bahador » de Abdollah Alimorad.

« Fabuleuses Fabulettes », 5 courts métrages d'animation (durée: 0h40, tout public à partir de 2 ans):  « Les fables en délires » de Fabrice Luang-Vija (11 et 12 minutes), « Lunolin, petit naturaliste » de Cecilia Marreiros Marum (7 minutes), « Les trois boucs » de Heikki Prepula (4 minutes) et « L'oiseau à réaction » de Jan Locher et Thomas Hinke (5 minutes).

Par ailleurs, l'Alliance Franco-Marocaine de Safi organise depuis le 2 mai dernier des projections de dessins animés tous les samedis et des films pour grands et petits les mercredis. Parmi les fims d'animation programmés lors de ce ciné-club, les spectateurs pourront découvrir « Prince et Princesse » et « Kirikou et la Sorcière » deux oeuvres de Michel Ocelot, le réalisateur de « Azur et Asmar ». Cet agenda culturel  comporte d'autres événements: concerts, expositions, conférences et rencontres...

Ce texte est publié par Cinemasfi, l'agenda culturel de Safi.
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Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /2007 20:20
la-palme-dor-cannes.jpg Le Festival de Cannes vient d'être clôturé, il y a quelques minutes. L'édition 2007, une des meilleures depuis longtemps, a donné le palmarès suivant:


Palme d’Or

4 Mois, 3 Semaines Et 2 Jours de Cristian Mungiu (Roumanie)

Grand Prix

La Forêt De Mogari de Naomi Kawase (Japon)

Prix du 60ème Anniversaire

Gus Van Sant pour sa carrière et pour Paranoïd Park (Etats-Unis)

Prix d’interprétation féminine

Do-yeon Jeon dans Secret Sunshine de Lee Chang-dong (Corée du Sud)

Prix du meilleur scénario

De L'Autre Côté de Fatih Akin (Allemagne)

Prix de la mise en scène

Le Scaphandre Et Le Papillon de Julian Schnabel (France)

Prix d’interprétation masculine

Konstantin Lavronenko dans Le Bannissement de Andrei Zviaguintsev (Russie)

Prix du jury

Ex-aequo Persepolis de Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud (France) et Lumière Silencieuse de Carlos Reygadas (Mexique)

Caméra D’or

Les Méduses de Etgar Keret et Shira Geffen (présenté à la Semaine de la critique)

Mention spéciale : Control d'Anton Corbijn (présenté à la Quinzaine des réalisateurs)

Palme d’or du court-métrage

Ver Lovver d’Elisa Miller (Mexique)

Mention spéciale court-métrage

Ahma d’Anthony Chen & Run de March Albiston

Une des premières remarques, à chaud, sur ce palmarès-surprise: aucun des grands réalisateurs présents (Emir Kusturica, les frères Coen, Quentin Tarantino ou Wong Kar-wai ) etc.) n'y figure. Et ce malgré le grand cru de leurs créations: le film des frères Coen, par exemple, No Country for Old Men, figurait toujours comme le favori à la course de la Palme d'Or.

 

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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /2007 09:00
    Comme promis dans le billet sur la présence marocaine au Festival de Cannes, je vous présente un extrait du film-documentaire Transes (Al-Hal) d'Ahmed Al-Maanouni. Ce film réalisé en 1981 raconte, sur un ton libre et joyeux, l'histoire de la formation musicale Nass El-Ghiwane. Ce film culte, présenté par Martin Scorsese dans Cannes Classics à la 60ème édition du Festival de Cannes, offre au spectateur de véritables perles de nostalgie: revoir quelques rares enregistrements du mythique Boujemâa dit Boujemiî, ressentir la jeunesse pétillante de Larbi Batma et sa complicité drôle avec Omar Sayed ou encore l'émotion sincère du groupe et du public à l'écoute de la chanson hommage à Boujemiî.
    Mais l'un des instants magiques que nous offre Al-Hal est sans aucun doute la naissance, "en direct", de chansons du répertoire Ghiwani. La caméra d'Al-Maanouni nous transforme en spectateurs privilégiés assistant aux discussions spontanées de L. Batma et d'O. Sayed, nous dévoilant cet acte de création à la fois majestueux et unique.
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Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /2007 20:00
Nass-el-ghiwane-Al-Hal-Transes.jpg     Même avec l'euphorie que connait le cinéma marocain ces dernières années, aucun film marocain n'a encore eu le privilège d'être retenu en sélection officielle au festival de Cannes, le plus grand des festivals internationaux. Cette année, le Maroc devra encore attendre. Cependant, ce mardi 22 mai, la présence marocaine sur les écrans cannois sera prestigieuse grâce à la projection de Transes (Al-Hal), le film d'Ahmed Al-Maanouni qui date de 1981. Le film est choisi par le célèbre réalisateur américain Martin Scorsese dans la section Cannes Classics.
    Cette projection marque également la naissance de
la World Cinema Foundation, une association née sur une idée de Martin Scorsese lui-même, et qui se donne comme objectif d’aider financièrement la préservation, la restauration et la diffusion des films des pays du monde entier, en particulier du cinéma d’Afrique, d’Amérique Latine, d’Asie et d’Europe centrale. Al-Hal, le film d'Al-Maanouni retrace une partie du parcours artistique du groupe mythique, Nass El Ghiwane, considéré par M. Scorsese comme les Rolling Stones de l'Afrique. Rendez-vous demain avec un autre billet consacré à ce film accompagné d'un petit extrait.
Par Naim - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 13 mai 2007 7 13 /05 /2007 05:00
Voila un des comptes rendus des Journées Cinématographiques organisées par nos soins au sein de la Faculté Polydisciplianire de Safi. Des articles élogieux issus de belles plumes, comme celle-ci, ça fait toujours plaisir!

Programme-journ--es-p-1.jpg En ce mardi 8 mai, l'Université et le Cinéma se sont rencontrés, se sont reconnus et se sont aimés à Safi. A l'occasion des « Deuxièmes Journées Cinématographiques » organisées par la Filière des Etudes Françaises de la Faculté Poly-disciplinaire de Safi, s'est tenue la conférence intitulée « Nouvelle Dynamique du Cinéma Marocain ».

Rassemblés autour d'une même table, les autorités de la Faculté de Safi, les enseignants de Lettres Françaises, et les professionnels dont le Centre Cinématographique Marocain, ont parlé d'une seule voix en faveur d'un développement de la culture de l'image. Sujette hier encore à la risée, l'étude de l'image s'est aujourd'hui imposée à l'Université Marocaine. Avec courage, le Doyen de la Faculté Poly-disciplinaire de Safi, M. El Mostapha Haddiya a pris sous son aile les « Journées Cinématographiques » car il a compris l'enjeu crucial de l'image dans la création des identités individuelles et sociales.

 Du grand écran à celui de l'ordinateur
En psycho-sociologue qu'il est, le Pr. Haddiya s'interroge justement sur l'importance du cinéma pour la construction d'une identité sociale dans un monde globalisé où paradoxalement, les individus sont de plus en plus fragmentés. En témoigne le mode de consommation du cinéma par le jeune public marocain qui, seul devant son ordinateur, regarde sans distinction les films du monde entier et de tous genres. Nous sommes donc bien loin de l'époque des ciné-clubs où les jeunes (généralement gauchistes) se rassemblaient autour de quelques oeuvres « select ».
 Un pavillon marocain à Cannes
 ccm-logo.jpgSe pose dès lors la question du positionnement du cinéma marocain dans cette fresque mondiale et de sa visibilité à l'intérieur et à l'extérieur du pays. M. Mohammed Bakrim, représentant le Centre Cinématographique Marocain, est fier pour sa part de dire que le cinéma marocain existe à l’échelle internationale et y est reconnu. Pour preuve, le Maroc fait partie des quelques rares pays élus à avoir un pavillon à Cannes. Si notre cinéma a acquis une telle légitimité, c’est, selon lui, grâce à trois caractéristiques fondamentales: sa régularité (15 longs métrages par ans), sa visibilité (4 films marocains en tête du box office en 2006) et sa diversité à la fois thématique, esthétique et générationnelle.
 Films marocains premiers au box office
Le formidable engouement que nous connaissons à présent n’est pas non plus le fruit du hasard. Il est un héritage à la fois de la tradition cinéphilique du Maroc, de l'entêtement des pionniers du cinéma marocain. Mais surtout, il est la résultante d'une réelle politique publique. Le Royaume peut ainsi se vanter d'être parmi les rares pays au Monde à avoir su conserver son exception culturelle au delà de tous les accords de libre échanges signés. Il peut même se traguer, comme la France et la Corée du Sud, d'avoir ses films qui peuvent ainsi supplanter les super-productions américaines  en salle. Et le résultat est encourageant puisqu'aujourd'hui, les jeunes sont prêts à prendre la relève des pionniers qui leur ont transmis la passion du cinéma au delà des années de plomb.
 Après l'exception culturelle, l'exception pédagogique

Ces jeunes, c'est à eux que pense justement le Pr. Rachid Naim lorsqu'il veut engager d'avantage l'Université dans la construction du cinéma marocain. Car le cinéma, c'est la capacité de créer sa propre image de soi. Il s'agit donc de permettre à une vision marocaine d'exister parmi la diversité des points de vue que propose le cinéma mondial. 

Pour devenir un discours et un savoir, la création cinématographique doit être accompagnée par la réflexion épistémologique des chercheurs marocains. Ce sont eux qui pourront créer leur propres analyses sur leurs propres images. Ainsi, la vision que nous avons de nous-mêmes ne sera plus filtrée par le regard d'un Autre comme elle l'est aujourd'hui puisque le cinéma « non Occidental » fait l'objet de très peu d'études de la part de la communauté académique mondiale.

Si elles veulent se lancer sur cette piste de recherche, les facultés marocaines doivent avoir des outils. Elles ont besoin de réintroduire la culture cinéphilique mise à mal par la disparition à un rythme vertigineux des salles de projection. Elles ont aussi besoin de moyens. Et le Pr. Naim de plaider pour aller plus loin que l'exception culturelle, vers l'exception pédagogique, qui permettrait aux ciné-clubs académiques de sortir de l'illégalité en projetant des films exemptés de droits d'auteurs.

Afin de pouvoir « résister » dans le combat identitaire qui secoue aujourd'hui la planète globalisée, il faut un partenariat entre les décisionnaires académiques, les décisionnaires du cinéma, et les artistes afin que tous puissent devenir les maîtres de l'Image, de Notre Image!

Par Naim - Publié dans : Cinéma
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