Cinéma

Mardi 25 décembre 2007 2 25 /12 /2007 21:00

    J'allais complètement oublier mais, heureusement, l'Agenda Culturel de Safi vient de nous le rappeler. Aujourd'hui, le monde célébre le trentième anniversaire de la disparition du Sir Charles Spencer Chaplin, connu sous le nom de Charlie Chaplin ou encore Charlot, le personnage comique le plus célèbre au monde.
    Le génie créateur de Chaplin est sans égal. Devant sa caméra, la comédie atteint, paradoxalement, des sommets tragiques insoupçonnables et le drame devient plus drôle que jamais. Pour rendre hommage à ce grand clown triste, cet espace vous offre la célèbre scène culte des Temps modernes, où le personnage de Charlot
danse et chante en baragouinant des paroles incompréhensibles parce qu'il a perdu le bon texte. C'était la première fois que le public entendait la voix de Charlie Chaplin. Pour celles et ceux qui veulent chanter, en karaoké, ces "paroles", les voilà:

Se bella piu satore, je notre so catore,

Je notre qui cavore, je la qu', la qui, la quai! 

Le spinash or le busho, cigaretto toto bello, 

Ce rakish spagoletto, si la tu, la tu, la tua! 

Senora pelefima, voulez-vous le taximeter, 

La zionta sur le tita, tu le tu le tu le wa!

Chaplin-The-Kid-charlot.jpg

Par Naim - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 16 décembre 2007 7 16 /12 /2007 02:16

Autumn-Bal-etoile-d-or-marrakech.jpg

    Le verdict vient de tomber il y a quelques heures. L'Etoile d'or du 7ème Festival International du Film de Marrakech a été décernée samedi soir au film estonien Autumn Ball du réalisateur Veiko Ounpuu. "Nous ne parlons pas la même langue mais nous partageons le même langage: celui de l'humanisme", a déclaré la productrice Katrine Kissa en recevant le trophée des mains de l'actrice française Catherine Deneuve. Le film relate quelques moments choisis de la vie de six habitants d'un ensemble urbain tentaculaire composé d'immense tours construites pendant la période soviétique.

    L'Etoile d'or du prix d'interprétation masculine a été décernée à l'acteur finlandais Tommy Kortela dans le film Man's Job d'Aleksi Salmenperä, et l'Etoile d'or d'interprétation féminine est revenue à l'actrice coréenne de neuf ans Yu Yun-mi dans le film With a girl of black soil de Jeon Soo-Il.

    Le prix de jury a été décerné à deux films: le russe The hard-hearted d'Alexey Mizgirev et le philippin Slingshot du réalisateur Brillante Ma.Mendosa.

"Nous ne prétendons être ni objectifs, ni justes mais le plus important c'est d'être honnête", a affirmé le président du jury, le Tchèque Milos Forman.

De l'AFP.

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Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /2007 09:00
FIFM-YOSRA-ELHAM-shaheen-et-Lebleba.jpg
Les actrices égyptiennes Elham Shaheen, Lebleba et Yosra au Festival de Marrakech. Photo AFP.
    Quelle est la deuxième langue parlée par les Marocains? Le français, faux. L'anglais? Encore faux. La bonne réponse est le dialecte égyptien ! Cette réalité linguistique, somme toute anecdotique, est là pour nous illustrer un fait indéniable: les Marocains adorent le cinéma égyptien, connaissent les films et les acteurs du Nil. Ils peuvent même réciter par coeur les répliques de quelques scènes cultes. Les spectateurs se souviennent, évidemment, des films populaires de Adel Imam et de Faten Hamama. Les plus cinéphiles d'entre eux citent avec enthousiasme les films de Youssef Chahine, Salah Abou Seif ou encore Shadi Abdessalam.
    Cette histoire d'amour a vu son apothéose hier au Palais des Congrès à l'occasion de l'hommage rendu par le festival International du Film de Marrakech au cinéma égyptien qui fête son centième anniversaire. 1907, en effet, constitue la date du premier film entièrement égyptien, un documentaire court montrant une visite du Khédive Abbas Hilmi II en Alexandrie. Un siècle plus tard, la famille du cinéma marocain accueille en grandes pompes les stars du 7ème art égyptien et les invite à défiler sur le tapis rouge marrakchi : Nour Al-Sharif, Ezzat Elalayli, Youssra, Boussi, Lebleba, Ahmed Rateb, Elham Shaheen, Waheed Hamed... Que du beau monde !
    La tendresse et l'émotion étaient perceptibles chez ceux qui applaudissaient mais également chez ceux qui étaient applaudis. Les vedettes égyptiennes, impressionnés par l'accueil, pouvaient sentir et toucher l'amour du public qui régnait dans le Palais des Congrès. Les spectateurs marocains, eux, étaient aux anges. Ils pouvaient enfin contempler, en chair et en os, les héros et les héroïnes qui ont bercé et continuent à bercer leur imagination.

 

 

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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /2007 09:00

scorsese-class-maroc.jpg

    Il  y a des évènements qui comptent dans la vie d'un cinéphile, comme voir un film rare ou assister à un tournage d'un film devenu célèbre... Mais assister à une leçon donnée par un maitre de cinéma qui s'appelle Martin Scorsese relève de la cerise cinéphilique sur le gâteau du 7ème art. Marty était au festival de Marrakech, un festival auquel il s'est habitué ces dernières années, pour donner une leçon destinée aux professionnels et aux étudiants en cinéma. Cette Master Class dirigée, avec maestria, par le critique et universitaire français Michel Ciment, était agrémentée de longs extraits de quelques uns de ses films comme Mean Streets, Taxi Driver, Alice Doesn't Live Here Anymore, The Last Waltz, New York New York, Last temptation of Christ, Kundun, Casino, et The Aviator.
   
    Passionné et passionnant, Scorsese, dont le débit rapide est légendaire, parle avec une sincérité non feinte. Même les anecdotes les plus ordinaires sur les tournages deviennent incroyablement intéressantes. On entre dans le secret de fabrication de ses chefs d'oeuvres. On a l'impression, illusoire certes, de connaitre enfin la recette magique de quelques unes de ses scènes mémorables: celle de Mean Streets où Harvey Keitel, blessé, est filmé sur un air d'opéra, celle de Good Fellas (Les Affranchis) où Joe Pesci amoche un type juste parce que ce dernier le trouvait drôle ! Ou encore celle dans The Aviator où le personnage joué par Leonardo DiCaprio refuse de « donner » une serviette à un handicapé dans les toilettes d'un restaurant de luxe.

   
    De sa relation particulière avec le Royaume du Maroc, le metteur en scène américain estime qu'il y était attaché avant même d'y avoir tourné La dernière Tentation du Christ. Un attachement profond puisque à travers sa caméra, le Maroc ira jusqu'à se transformer en Tibet dans Kundun. Chose étrange, mais accidentelle peut-être: ces deux productions tournées au Maroc sont les deux seules oeuvres considérées comme spirituelles par Scorsese. Cette impression est renforcée par son amour de la musique de Nass El Ghiwane, découverte dans Al Hal. Une musique qu'il a finalement utilisée, en accompagnement sonore, dans La dernière Tentation du Christ.

    La leçon de cinéma de Martin Scorsese à Marrakech était donc unique mais, à coup sûr, elle risque d'influencer des générations de futurs cinéastes marocains, présents dans cette salle ce jour-là.

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Samedi 8 décembre 2007 6 08 /12 /2007 04:30

diCaprio-marrakech-film-festival.jpg DiCaprio recevant l'hommage en compagnie de la fille de Darkaoui

    Pour son ouverture, le Festival international du film de Marrakech n'a pas fait dans les détails. Les célébrités étaient au rendez-vous et non des moindres: du Tchèque Milos Forman, président du jury, à l'Américain Martin Scorsese, habitué du festival, en passant par l'acteur britannique John Hurt ou encore l'actrice égyptienne Boussi.
    Mais celui vers qui les regards étaient tournés était sans doute la vedette hollywoodienne Leonardo DiCaprio. Profitant de sa présence au Maroc où il tourne actuellement avec Russel Crowe Body of Lies, l
e thriller de Ridley Scott, le festival de Marrakech a rendu hommage à la star de Titanic et de Gangs of New York. DiCaprio peu à l'aise dans ce genre de manifestations, s'est montré enchanté de ce prix d'honneur offert par M. Scorsese lui-même. Remerciant le public en langue arabe, Leonardo a posé pour les photographes en compagnie de Mostafa Derkaoui, le réalisateur marocain auquel le festival a rendu hommage également.
    Cette série d'hommages terminée, le festival pouvait commencer avec la projection du film de
Shekhar Kapur, Elisabeth: The Golden Age.

morocco-film-festival-dicaprio-scorsese.jpg

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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 14:00
festival-film-marrakech-morocco.png

     Voilà le programme des deux premiers jours du festival du film de Marrakech. Après plusieurs changements d'adresse (voir ici et ), Motic vient de nous informer  que le site officiel vient, enfin, d'être lancé. On peut toujours se demander s'il n'aurait pas été utile de garder des adresses web fixes et de créer quelques liens vers le site officiel qui comporte le programme détaillé. Cela aiderait plusieurs journalistes et correspondants à la recherche d'informations sur l'horaire des films et le lieu des projections. 


Vendredi 7 décembre
:

PALAIS DES CONGRES - SALLE DES MINISTRES

19h00 (sur invitation uniquement):

OUVERTURE OFFICIELLE

HOMMAGE MUSTAPHA DERKAOUI

HOMMAGE LEONARDO DI CAPRIO

ELIZABETH : THE GOLDEN AGE (ELIZABETH: L’AGE D’OR) (01h54).

Samedi 08 Decembre:

PALAIS DES CONGRES - SALLE DES MINISTRES:

11h00 : THE RED AWN (1h41)

15h00 : USED PARTS (1h35)

17h00 : LE CHAOS (2h02)

20h00 : 3:10 TO YUMA (1h57)

22h30 : L’ENNEMI INTIME (1h48)

PALAIS DES CONGRES - SALLE DES AMBASSADEURS:

09h00 : THE 11TH HOUR (LA 11ème HEURE, LE DERNIER VIRAGE) (1h31)

11h30 : AN OBSESSION (1h49)

16h30 : LECON DE CINEMA : MARTIN SCORSESE

21h00 : SAMT EL QUSUR (LES SILENCES DU PALAIS) (2h07)

CINEMA LE COLISEE:

11h00 : LES BEAUX JOURS DE SHEHERAZADE (1h37)

14h30 : L’AVVENTURA (2h25)

18h00 : THE RED AWN (2h25)

20h30 : USED PARTS (1h35)

22h30 : ELIZABETH: THE GOLDEN AGE (ELIZABETH: L’AGE D’OR) (1h54)

CINEMA RIF:

14h00 : NASHID EL AMAL (2h05)

17h00 : BAB EL HADID (GARE CENTRALE) (1h35)

20h00 : DOAE EL KARAWAN (LA PRIERE DU ROSSIGNOL) (1h49)

22h30 : AL HARAM (LE PECHE) (1h45)

CINEMA SAADA:

14h00 : GHAZAL EL BANAT (FLIRT DES JEUNES FILLES) (2h)

17h00 : EMRAA FIL TARIK (1h55)

20h00 : SERAA FIL NIL (2h05)

22h30: AL ARD (LA TERRE)

CINEMA MABROUKA:

17h00 : SA'IDI FI ALJAMA'AH ALA'MRIKIAH (1h50)

20h00 : BAHEB EL CIMA (J’AIME LE CINEMA) (2h10)

22h30 : ISMAILIA RAYEH GAY (1h55)

CINEMA MEGARAMA:

14h30 : OU VAS-TU MOSHE ? (1h30)

17h00 : LA BEAUTE EPARPILLEE (1h30)

20h00 : LES ANGES DE SATAN (1h25)

22h30 : ADIEU MERES (1h50)

CINEMA MEGARAMA : NUIT DI CAPRIO (Grande salle):

18h00 : THE 11TH HOUR (LA 11ème HEURE, LE DERNIER VIRAGE) (1h31) 22h30

20h00 : BLOOD DIAMOND (2h23)

22h30 : TITANIC (3h14)

02h00 : CATCH ME IF YOU CAN (ARRETE-MOI SI TU PEUX) (2h21)

04h30 : ROMEO + JULIET (ROMEO + JULIETTE) (2h)

PLACE JEMAA EL FNA:

19h00 : THE AVIATOR (2h50) - En présence de Martin Scorsese et Leonardo Di Caprio

PROJECTIONS DE PRESSE (Salle des Ambassadeurs) et CONFERENCE DE PRESSE (Salle Royale):

09h00 : THE 11TH HOUR (LA 11ème HEURE, LE DERNIER VIRAGE) (1h31) – projection de presse

12h45 : PHOTO-CALL & CONFERENCE DE PRESSE THE RED AWN

16h30 : LECON DE CINEMA MARTIN SCORSESE – SALLE DES AMBASSADEURS.

Bon festival à tous.

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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /2007 09:00
FIFM07.jpg A quelques heures de l'ouverture officielle du Festival International du Film de Marrakech, impossible au cyber-cinéphile de connaître le programme de l'évènement. Le site du FIFM est désespérément muet et tous les médias online spécialisés en attente d'informations. Seul le programme de ces vendredi et samedi est disponible, en cherchant bien... Pourtant, l'édition 2007 promet d'encore monter d'un cran dans l'échelle des festivals internationaux. La septième édition se paye en effet une affiche de très haute qualité, un jury de choix et des invités prestigieux. Où est donc le couac?

    Si le programme du 7e FIFM est quasiment une énigme (voir la fin de cet article pour le programme des 7 et 8 décembre), l'affiche est par contre connue et de nature à rendre encore plus impatient le cinéphile marocain qui se demande si cela vaut la peine de se rendre à Marrakech pour le week end. "Pour être reconnu comme un vrai événement dédié au cinéma, un Festival a besoin d'abord d'un contenu cinéphilique solide. Cette année, le FIFM rassemble des films, des cinéastes et des artistes pointus", revendique Melita Toscan Du Plantier, directrice du Festival.

    Les festivités commencent vendredi à 19h avec la cérémonie d'ouverture retransmise en direct par 2M. Il y sera rendu hommage à l'acteur américain Leonardo Di Caprio qui tourne actuellement au Maroc avec Ridley Scott. Sera également à l'honneur le réalisateur marocain Mustapha Derkaoui, à qui l'on doit le décevant Casa By Night

    La journée de samedi sera quant à elle marquée par la leçon de cinéma que donnera Martin Scorcese pour les cinéastes marocains. En sept éditions du FIFM, le réalisateur américain s'est imposé comme le parrain du festival. Il est aussi et avant tout un amoureux du Maroc où il tourna deux films (La Dernière Tentation du Christ et Kundun). Impressionné par le documentaire d'Ahmed Maanouni, Transe, sur le groupe Nass El Ghiwane, il offrit à ceux-ci de participer à la BO de La Dernière Tentation du Christ. Transe fut également le premier film restauré par sa World Cinema Foundation avant d'être présenté à Cannes l'année dernière.

         En compétition, des films venus d'Europe (Estonie, République Tchèque, Finlande, Russie, Serbie, Pays-Bas), d'Asie (Japon, Chine, Philippines, Corée du Sud), du Maghreb (Maroc, Algérie) et d'Amérique (USA et Mexique) : 

Sugisball (Autumn Ball) de Veiko Ounpuu (Estonie) 
L'envers du miroir de Nadia Cherabi (Algérie)
Funukedomo, Kanashimino Ai Wo Misero de Daihachi Yoshida (Japon) 
Grand Hotel de David Ondřiček  (République Tchèque)
Les Jardins de Samira de Latif Lahlou (Maroc)   
Miehen Työ (Man's Job) de Aleksi Salmenperä (Finlande)
Tirador (Slingshot) de Brillante Ma. Mendoza (Philippines)   
Kremen (The Hard-Hearted) de Alexey Mizgirev (Russie) 
Hong Se Kang Bai Yin de Cai Shangjun (Chine)   
The Savages (La famille Savage) de Tamara Jenkins (Etats-Unis) 
Klopka (The Trap) de Srdan Golubovic (Serbie)   
Partes Usadas (Used Parts) de Aarón Fernandez (Mexique)
Geomen Tangyi Sonyeo Oi de Jeon Soo-Il (Corée du Sud)   
Wolfsbergen de Nanouk Leopold (Pays-Bas)

   Hors compétition, le Festival projettera une quarantaine de films égyptiens tournés de 1937 à nos jours. Un panorama du cinéma marocainsera également programmé afin de permettre au public de découvrir les oeuvres récompensées par le récent Festival National du Film. Le FIFM saluera par ailleurs les réalisateurs Aoyama Shinji (Japon) et Abel Ferrara (Etats-Unis) et s'inclinera à la mémoire de trois figures du cinéma disparues cette année: les metteurs en scène Michelangelo Antonioni (Italie) et Ingmar Bergman (Suède), ainsi que le producteur Ahmed Baha Attia (Tunisie). A tout cela s'ajoute une programmation "coup de coeur" qui fait la part belle à des oeuvres engagées. Au total ce sont 110 films de 23 nationalités qui seront projetés avec en ouverture le film britannique Elisabeth, l'âge d'or du réalisateur Shekhar Kapur.

    Le président du jury est Milos Forman, réalisateur tchécoslovaque installé aux Etats-Unis où il a obtenu deux Oscars du meilleur réalisateur pour Amadeus et Vol au-dessus d'un nid de coucou. Il sera entouré des cinéastes Hamid Bennani (Maroc), Pavel Lounguine (Russie), Claude Miller (France) et Shekhar Kapur (G-B), de l'acteur John Hurt (G-B) et des actrices Aïssa Maïga (France),  Parker Posey (USA) et Aitana Sanchez-Gijon (Espagne). 

    La cérémonie de clôture aura lieu le samedi 15 décembre. 

Avec l'aimable autorisation de l'Agenda culturel de Safi.
 
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Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /2007 14:00
17-semaine-du-film-europeen-Safi.jpeg     Les Safiots souhaitent cette semaine, du mercredi 14 au vendredi 23 novembre à 19h, la bienvenue au cinéma européen. Comme chaque année depuis 17 ans, l'Europe montre en effet la richesse de ses productions cinématographiques les plus récentes au cinéma l'Atlantide.
    Organisée par la Délégation de la Commission européenne, la semaine du film européen est souvent le moyen par lequel les cinéphiles marocains jaugent et jugent la qualité de ce cinéma très diversifié, offrant de temps en temps de vraies perles cinématographiques. Ainsi, après les beaux films Nuovomondo (Golden Door) de l'Italien Emanuele Crialese et Volver de l'Espagnol Pedro Almodovar, programmés l'année passée, le public safiot aura rendez-vous cette année avec la Palme d'Or cannoise 4 mois, 3 semaines et 2 jours du roumain Cristian Mungiu, La Fille coupée en deux le dernier Claude Chabrol, De l'Autre Côté du Turco-allemand Fatih Akin ou encore The Black Book, le dernier opus du Néerlandais Paul Verhooven, le plus hollywoodien des réalisateurs européens, puisqu'il revient en Europe après sa longue série de succès américains: Total Recall, Basic Instinct, Starship Troopers, Hollow Man, etc. 
    Voici le synopsis et le programme détaillé de tous les films projetés lors de ce mini-festival du cinéma européen, tel qu'il a été annoncé dans l'Agenda culturel de Safi.
Mercredi 14 nov
Becoming Jane
 / Grande-Bretagne, USA / Julian Jarrold
Court-métrage : Voyage au bout du Monde

Jeudi 15 nov
La fille coupée en deux
 / France / Claude Chabrol

Vendredi 16 nov
Mio fratello è figlio unico
  (Mon frère est fils unique) / Italie / Daniele Luchetti / Sélection officielle, Cannes 2007

Samedi 17 nov
Fehér tenyér
 (Les paumes blanches) / Hongrie / Szabolcs Hajdu / Sélection officielle, Cannes 2007
Cout-métrage: Illusion

Dimanche 18 nov
O capacete dourado
 (Le casque doré) / Portugal / Jorge Cramez / Sélection officielle, Lucarno 2007
Court-métrage : After shave

Lundi 19 nov
Auf der anderen Seite
 (De l'autre côté) / Turquie / Fatih Akin / Prix du Scénario, Cannes 2007

Mardi 20 nov 
Efter Brylluppet
 (Après le mariage) / Suède / Susanne Bier / Sélection officielle aux Oscars 2007

Mercredi 21 nov
4 Luni, 3 Saptamini Si 2 Zile
 (4 mois, 3 semaines et 2 jours) / Roumanie / Cristian Mungiu / Palme d'Or, Cannes 2007 

Jeudi 22 nov
Nue propriété
/ France, Belgique / Joachim Lafosse / Compétition officielle, Mostra de Venise 2006
Court-métrage: Le dernier cri

Vendredi 23 nov
Zwartboek
 (Le livre noir) / Belgique, Grande-Bretagne, Allemagne / Paul Verhoeven /  Compétition officielle, Mostra de Venise 2006.

    Bonnes projections et bon spectacle.
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Dimanche 28 octobre 2007 7 28 /10 /2007 18:30

ahmed-elmaanouni-coeurs-brules.jpg
    Voila, comme annoncé sur le site du CCM, le palmarès de la 9 ème édition du festival national du film qui vient d'être clôturé hier à Tanger. Et c'est finalement Les Coeurs brûlés d'Ahmed El Maanouni qui remporte le Grand Prix. La grosse surprise est sans doute venue du fait que WWW, What a Wonderful World, le beau film de Faouzi Bensaidi n'a absolument rien eu !

Palmarès des Films de Long Métrage

 
Grand Prix : "Les cœurs brûlés" d'Ahmed Maanouni

 

Prix spécial du jury : "Le jardin de Samira" de Latif Lahlou

 

Prix de la première oeuvre : "Les portes du paradis" d’Imad et Souhael Noury

 

Prix du scénario : "Tabite or not Tabite" de Nabyl Lahlou

 

Prix du premier rôle féminin : Sanaa Alaoui dans "La beauté éparpillée"

 

Prix du premier rôle masculin : Mohamed Khouyyi dans "Le jardin de Samira"

 

Prix du deuxième rôle féminin : Hanane Zouhdi dans " La beauté éparpillée "

 

Prix du deuxième rôle masculin : Youssef Britel dans " Le jardin de Samira "

 

Prix de l'image : Kamal Derkaoui "Où vas-tu moshé ?"

 

Prix du son : Faouzi Thabet

 

Prix du montage : Njoud Jaddad "Tissée de mains et d'étoffe"

 

Prix de la musique originale : Joel Pellegrini dans "Les anges de Satan"

 

Palmarès des Films de Court Métrage

 

 
Grand Prix : "Fin du mois" de Mohamed Moftakir

 

Prix du scénario : "Dernier cri" de Hamid Basket

 

Mention spéciale : "Tes cheveux noirs Ihsan" de Tala Hadid

 

 
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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /2007 14:00

lenfant-endormi-film-kessari-maroc.jpg

    Dans un monde régi par une mondialisation culturelle, hégémonique et agressive, les pays et les civilisations doivent, pour continuer à exister, montrer fièrement leur richesse culturelle et artistique. Le cinéma, à ce titre, est l'outil l'idéal pour communiquer cette richesse. Le Royaume du Maroc essaye tant bien que mal d’exister sur l’échiquier cinématographique mondial. Avec des efforts, certes, colossaux, il arrive à produire une dizaine de films régulièrement.

   
Ces dernières années, les films nationaux commencent à trouver le chemin dans les cœurs des spectateurs marocains mais également des nombreux festivals internationaux et reviennent parfois avec des prix prestigieux. L’excellent La plage des enfants perdus de Jilali Ferhati a commencé en 1991 par remporter le grand prix de la première biennale des cinémas arabes à l’institut du monde arabe. A Casablanca les anges ne volent pas de Mohamed Asli a remporté, grâce à sa poésie, le Tanit d’or au festival de Carthage, une première marocaine. Pour sa part, Ali Zaoua de Nabil Ayouch a touché le public d’une quarantaine de festivals, y remportant une vingtaine de prix. Il a même bénéficié d’une sortie respectable sur les écrans européens. En mai 2005, le Maroc a eu l’honneur d’inaugurer le programme « Tous les Cinémas du Monde » lancé cette année par le festival de Cannes. D'autres productions cinématographiques font parler d'elles à l'intérieur du Maroc comme à l'extérieur. Marock de Leila Marrakchi a devancé en 2006 un trio 100 % marocain. L'Enfant endormi de Yasmine Kessari a triomphé un peu partout en récoltant une quarantaine de prix! A ce rythme, on pourra même sérieusement espérer un Lion d'Or à Venise, un Oscar de film étranger à Hollywood ou même d'une deuxième Palme d'Or à Cannes, après celle obtenue par Othello d'Orson Wells au nom du Royaume du Maroc en 1952!

    Les exemples abondent pour confirmer le brio du nouveau cinéma marocain. Comment expliquer cette énergie ? Par l’efficacité du fonds d’aide pour le cinéma marocain ? Par la brise de démocratie qui souffle sur le Royaume ? Par le dynamisme de ses cinéastes ? Peut être que finalement tous ces paramètres y contribuent.

    Le Maroc ne semble plus se contenter d’être une terre d’accueil des tournages des superproductions hollywoodiennes. D’un simple consommateur de fictions américaines, indiennes ou chinoises, le Maroc s’est mué en producteur de ses propres images.
Conscient de ce fait, le spectateur marocain a le devoir de supporter son cinéma sous peine d’être submergé par des images mondialisées qui ne lui parlent pas. Et c'est dans ce sens que l’Université marocaine doit accompagner cet élan de créativité cinématographique. En garantissant, par exemple, un background académique et intellectuel au cinéma national. Mais également introduire une formation d’art en général, de cinéma en particulier, dans la vie de notre future élite marocaine.

www-film-bensaidi-maroc.jpg
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