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Le blog du professeur universitaire R. Naim est d'abord un espace LIBRE. Espace d'opinions et de débats entre un professeur et ses étudiants, entre un citoyen et ses semblables, entre un homme et ses congénères...
Suite au succès du billet consacré aux histoires
courtes, les professeurs de la filière des études françaises ont apprécié l'idée et ont estimé qu'il fallait faire un concours de la plus belle de ces histoires,
avec des prix (symboliques) à préciser par la suite. Et comme n'ayant pas compris ou respecté les consignes, plusieurs étudiants ont posté des histoires "hors sujet". Pour donner une chance
complète à tous, l'exercice est ré-ouvert. Vous pouvez donc poster vos histoires (ou bien les reposter en les améliorant ) MAIS en respectant scrupuleusement les critères suivants:
-L'histoire doit contenir ou suggérer un récit.
-L'histoire doit contenir dix (10) mots au maximum.
-L'histoire ne doit pas être sous forme de proverbes ou expressions proverbiales.
-Le sujet est libre.
-Le commentaire posté ne doit comporter que l'histoire suggérée et un titre éventuel. -Plusieurs posts sont
possibles.
-Le jury sera sensible à: l'originalité, la force, le style et l'imagination (relire attentivement le billet sur Ernest Hemingway).
Pour vous départager, un jury sera constitué des professeurs universitaires Ali Rahali, El Mustafa Lemghari, Omar Azeroual et Rachid Naim. Le jury va choisir quelques histoires selon les critères précités. Bonne chance à tous et à vos plumes!
P.S: pour des raisons logistiques, ce concours est ouvert exclusivement aux étudiants de la filière.
Voir ce billet en français
This is a call, posted by a fellow blogger in Motic, to stop the Maroc Telecom's censorship of Google Earth:
I invite all the bloggers that believe in freedom on earth to publish this post as is on their blogs.
Maroc Telecom and Vivendi continue to block access to Google Earth for moroccan internet users for no reason. The censorship of Google Earth started in august 2006 and never
stopped as of today. Morocco is the only country in the world to do that. I invite freedom and human rights defenders and the journalists all over the world to make this known to everybody!
Inform the world about this absurd censorship that lasts for almost a year now and that is aimed only at Moroccans.
Ask the moroccan government, Maroc Telecom and Vivendi (who controls Maroc Telecom) for official statements about this matter.
See this post in english.
Comme nous l'avons annoncé à maintes reprises sur cet espace, le logiciel Google Earth est toujours bloqué au Royaume par Maroc Telecom depuis
août 2006! Google Earth est cependant accessible chez les autres fournisseurs d'accès à internet (Wana et Meditel). Aujourd'hui, suite à l'appel lancé par un collègue blogueur, j'emboîte le pas et j'appelle solennellement tous les responsables à cesser ces actes de censure gratuite et incompréhensible. J'appelle également la
presse, les blogueurs du Maroc et du monde entier à répercuter cet appel qui vise la fin de toutes les censures:
Maroc Telecom et Vivendi continuent de bloquer l'accès à Google Earth aux internautes marocains sans raison. La censure de Google Earth
a commencé au mois d'août 2006 et continue jusqu'à aujourd'hui. Le Maroc est le seul pays au monde à le faire. J'invite les organisations de défense des droits de l'Homme et les journalistes du
monde entier à mener une campagne pour informer le monde relativement à cette aberration qui dure depuis bientôt un an!
Demandez des explications officielles au gouvernement marocain, à Maroc Telecom et à Vivendi (qui contrôle Maroc Telecom).
Youtube est revenu. Avec un engagement total, sans précédent, la blogosphère marocaine a démontré, une fois encore, sa véritable force citoyenne. Une force civile qui agit d'une manière organisée et solidaire.
Face à cette censure stupide de Youtube, elle s'est montrée rapide, efficace et totalement unanime à refuser la
censure dans toutes ses formes.
Mais ce succès doit nous inciter davantage à la vigilance, car, nous l'avons vu, les vieux réflexes rétrogrades et paternalistes sont toujours là. Quelques uns, par excès de
zèle ou de peur, essaieront encore de censurer nos pensées et contrôler nos goûts. Ils viseront sans cesse Internet, cette grande fenêtre sur le monde. D'ailleurs, une des applications majeures
de la toile mondiale, Google Earth, est toujours censurée. L'accès à partir du Royaume du Maroc ne se fait que par
intermittence. Preuve, peut être, que le filtre appliqué par Maroc Telecom n'est pas
efficace. On le voit, il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin. Il faut encore militer pour la levée de la censure sur cette application et les autres sites interdits.
Donc, pour le retour de Youtube, congratulons-nous mais soyons toujours aux aguets, citoyens!
Le Festival de Cannes vient d'être clôturé, il y a quelques minutes. L'édition 2007, une des meilleures depuis longtemps, a donné le
palmarès suivant:
Palme d’Or
4 Mois, 3 Semaines Et 2 Jours de Cristian Mungiu (Roumanie)
Grand Prix
La Forêt De Mogari de Naomi Kawase (Japon)
Prix du 60ème Anniversaire
Gus Van Sant pour sa carrière et pour Paranoïd Park (Etats-Unis)
Prix d’interprétation féminine
Do-yeon Jeon dans Secret Sunshine de Lee Chang-dong (Corée du Sud)
Prix du meilleur scénario
De L'Autre Côté de Fatih Akin (Allemagne)
Prix de la mise en scène
Le Scaphandre Et Le Papillon de Julian Schnabel (France)
Prix d’interprétation masculine
Konstantin Lavronenko dans Le Bannissement de Andrei Zviaguintsev (Russie)
Prix du jury
Ex-aequo Persepolis de Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud (France) et Lumière Silencieuse de Carlos Reygadas (Mexique)
Caméra D’or
Les Méduses de Etgar Keret et Shira Geffen (présenté à la Semaine de la critique)
Mention spéciale : Control d'Anton Corbijn (présenté à la Quinzaine des réalisateurs)
Palme d’or du court-métrage
Ver Lovver d’Elisa Miller (Mexique)
Mention spéciale court-métrage
Ahma d’Anthony Chen & Run de March Albiston
Une des premières remarques, à chaud, sur ce palmarès-surprise: aucun des grands réalisateurs présents (Emir Kusturica, les frères Coen, Quentin Tarantino ou Wong Kar-wai ) etc.) n'y figure. Et ce malgré le grand cru de leurs créations: le film des frères
Coen, par exemple, No Country for Old Men, figurait toujours comme le favori à la course de la Palme d'Or.
Je tiens ici à réparer un grave oubli: Malika El Fassi, l'unique femme signataire du manifeste de
l'indépendance du Maroc est décédée, dans un relatif anonymat, le 12 mai dernier. Quelques organes de presse en
ont parlé, mais presque rien dans la blogosphère marocaine. Un post du blog de Lady Zee a
cependant a réussi dernièrement à évoquer sa mémoire, m'inspirant pour ce petit billet. Mme El Fassi était également la première journaliste marocaine puisqu'elle a écrit, à l'âge de 15 ans, des articles sous le pseudonyme "El Fatate", parus dans "Majellate El Maghrib" et "Rissalate El Maghrib", puis dans le journal Al Alam dès 1934. Selon la MAP, elle compte
également à son actif des pièces de théâtre et quelques romans, dont "La Victime". La défunte était connue également pour son militantisme social et éducatif, notamment dans le domaine de la
lutte contre l'analphabétisme. La seule signature féminine en bas du manifeste du 11 janvier 1944 restera à jamais comme la pionnière du mouvement
d'émancipation de la femme au Maroc. Aux jeunes Marocaines de pérpétuer et consolider ce mouvement.
Vous avez sans doute remarqué que depuis deux ou trois jours que la vidéo de Nass El Ghiwane insérée dans ce billet ne fonctionne plus. Ne cherchez pas d'explications techniques lointaines. Le site Youtube est tout simplement censuré
au Maroc par Maroc Telecom, filiale de la multinationale Vivendi! Vous avez très bien lu: on censure encore au Maroc. L'excellent blog d'un collègue le signale également avec de plus amples détails. Le site de Youtube
s'ajoute ainsi à la longue liste de sites censurés par Maroc Telecom, partiellement ou intégralement (indépendantistes, islamistes) ou encore de certains logiciels comme Google Earth, un des logiciels éducatifs les plus divertissants.
Qu'est ce qui se passe au Royaume? Qui censure et pourquoi? Et que font la justice et la société civile? Après ces dérives constatées qui appartiennent à une autre époque, nul
ne peut garder le silence. Nous devons demander des comptes et exiger des réparations, voire les démissions des responsables de cette censure, car, et je tiens à le signaler,
cette censure est complètement illégale parce qu'elle ne se base sur aucune décision de justice. A vous de voir!
Comme promis dans le billet sur la présence marocaine
au Festival de Cannes, je vous présente un extrait du film-documentaire Transes (Al-Hal) d'Ahmed Al-Maanouni. Ce film réalisé en 1981 raconte, sur un ton libre
et joyeux, l'histoire de la formation musicale Nass El-Ghiwane. Ce film culte, présenté par Martin Scorsese dans Cannes Classics à la 60ème édition du Festival de Cannes, offre au spectateur de véritables perles de nostalgie: revoir quelques rares enregistrements du mythique Boujemâa dit Boujemiî, ressentir la jeunesse pétillante de
Larbi Batma et sa complicité drôle avec Omar Sayed ou encore l'émotion sincère du groupe et du public à l'écoute de la chanson hommage à Boujemiî. Mais l'un des instants magiques que nous offre
Al-Hal est sans aucun doute la naissance, "en direct", de chansons du répertoire Ghiwani. La
caméra d'Al-Maanouni nous transforme en spectateurs privilégiés assistant aux discussions spontanées de L. Batma et d'O. Sayed, nous dévoilant cet
acte de création à la fois majestueux et unique.
Driss Benzekri, l'ex-prisonnier politique, et l'artisan-président de l'instance Equité et
Réconciliation vient de s'éteindre suite à sa longue lutte contre le cancer. Cet homme a passé 17 ans de sa vie dans les prisons du Royaume sous le roi Hassan II. Son retour sur la scène
publique et politique n'était jamais animé par un sentiment de vengeance. Bien au contraire, la réconciliation constituait pour lui un des chemins que doit prendre le Maroc du 21ème siècle. Son
travail courageux au sein de l'instance précitée peut en témoigner. Il faut également noter que ssi Benzekri était secrétaire général du
Conseil Consultatif des Droits de l'homme.
Un grand homme, digne et sincère, est décédé. Mes sincères condoléances à sa famille et à tous les épris de la
liberté.
Même avec l'euphorie que connait le cinéma
marocain ces dernières années, aucun film marocain n'a encore eu le privilège d'être retenu en sélection officielle au festival de Cannes, le plus grand des festivals internationaux. Cette année, le Maroc devra encore attendre. Cependant, ce mardi 22 mai, la présence marocaine sur les écrans cannois
sera prestigieuse grâce à la projection de Transes (Al-Hal), le film d'Ahmed Al-Maanouni qui date de 1981. Le film est choisi par le
célèbre réalisateur américain Martin Scorsese dans la section Cannes Classics.
Cette projection marque également la naissance de la World Cinema Foundation, une association née sur une idée de Martin
Scorsese lui-même, et qui se donne comme objectif d’aider financièrement la préservation, la restauration et la diffusion des films des pays du monde entier, en particulier du cinéma d’Afrique,
d’Amérique Latine, d’Asie et d’Europe centrale. Al-Hal, le film d'Al-Maanouni
retrace une partie du parcours artistique du groupe mythique, Nass El Ghiwane, considéré par M. Scorsese comme les
Rolling Stones de l'Afrique. Rendez-vous demain avec un autre billet consacré à ce film accompagné d'un petit extrait.
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